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Halles, Sanitas, CHU, guirlandes de Noël : compte-rendu du conseil municipal du 15 mai

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Compte-rendu illustré et subjectif du conseil municipal de la ville de Tours du 15 mai 2017. Où il est aussi question du collage d’affiches de la « France Insoumise », de concertation et d’enchantement.

1. Délégation d’attributions du conseil municipal au maire

Le champ de la délégation accordée au maire par le conseil municipal évolue à la marge, rien à signaler. Il pourra ainsi continuer à accorder des concessions au cimetière sans passer devant le conseil municipal.

2. Appel à projets redynamisation des halles – montant de l’indemnité

Le gros sujet du jour concerne l’appel à projets pour la « redynamisation » des halles de Tours [1]. Le maire évoque le vieillissement du bâtiment, l’évolution commerciale de la métropole, la concurrence que subissent les halles et les commerçants qui y sont installés, etc. Il y a donc lieu de « moderniser, redynamiser » l’ensemble. Le projet envisagé ne concernera pas seulement les halles, mais tout le secteur adjacent. Les différentes questions que se pose la mairie sont les suivantes :

Que souhaite-t-on voir développer, en complément de l’offre commerciale actuelle, valorisant notamment le label « Cité de la gastronomie » ?

Comment intégrer ces nouvelles activités ? Quelles solutions de restructuration partielle ou totale du bâtiment sont à prévoir ?

Quelles seront les vocations des espaces publics environnants demain (incluant les fonctions et usages des places environnantes, place de la Victoire et du grand Marché) ? Quelle place pour le végétal dans ce site ?

Le maire a « jugé opportun » de lancer un appel à projet, en lien avec les commerçants des halles et des environs, les propriétaires exploitants et les propriétaires non-exploitants. C’est fou comme les commerçants des halles ont droit à plus d’égard que ceux du Sanitas, qui ont appris que leurs locaux seraient détruits une fois la décision prise en haut lieu.

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C’est vrai que c’est moche...

Pierre Commandeur (Tours2020) reconnaît l’intérêt de développer la dynamique existante dans le secteur des halles, mais critique la démarche, et notamment le manque de concertation. Le groupe Tours2020 votera contre l’appel à projet.

Babary se déclare « déçu » par cette fin de non-recevoir. Il signale que l’appel à projets est une bonne manière de faire émerger des idées, et évoque la démarche engagée à Paris, qui aurait fait venir la compagnie de Phalsbourg – tiens, la revoilà. Pour rappel, c’est la compagnie qui a mis au point le centre commercial Ma petite madelaine, qui devrait construire une nouvelle tour de 120 mètres de haut à côté de la gare de Toulouse, accueillant un hôtel Hilton, et qui pourrait être chargée de construire une tour à la place de l’ilôt Vinci, comme l’évoquait le maire lors du précédent conseil municipal.

Sur la concertation, le maire s’énerve un peu, et se plaint que l’opposition « chicote » sur ce sujet, assurant que douze réunions de concertation ont été organisées dans le cadre de la politique de renouvellement urbain :

« Il faut cesser le mensonge ! »

Après une intervention de Nicolas Gautreau (Tours2020), qui critique aussi la démarche de la mairie, Babary réclame qu’on lui accorde un peu d’intelligence, et signale que le cahier des charges fait 31 pages. Monique Maupuy (Tours2020) râle, apparemment elle n’a pas eu ce cahier des charges. Le maire râle aussi, soupire, souffle, dénonce « une opposition stérile ».

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Vu que l’appel à projets vient d’être lancé, il n’y a rien à présenter qui puisse faire l’objet d’une concertation. Le maire a l’air déçu : apparemment, il pensait que l’élection de Macron allait lancer un nouveau cycle politique, et qu’on en finirait « avec la vieille manière de faire la politique ». Ahah.

Passe d’arme entre Nadia Hamoudi (Tours2020) et le maire, à propos du McDo de la place du Grand marché. Hamoudi tente une pique sur le sujet, en ironisant sur la volonté de valoriser le label « cité de la gastronomie » d’une part, et l’implantation du fast food il y a quelques mois d’autre part. Le maire lui demande ce qu’elle aurait fait pour empêcher cette implantation… et elle est incapable de répondre, expliquant que « c’est pas le sujet ». Elle s’inquiète ensuite du maintien de la statue du monstre sur la place du grand marché, avec un petit couplet sur la valeur de l’artiste choisi par l’ancienne municipalité... Le maire se déclare « atterré », et se sent obligé de réexpliquer qu’il n’y a pas de projet à ce stade. Puis lance :

« Ne nous faites pas le coup de la gauche culturelle, on sait lire, je vous assure ».

Et de proposer à Hamoudi de venir voir sa bibliothèque, qui compterait des milliers d’ouvrages...

Emmanuel Denis estime pour sa part que l’intention de cet appel à projets est louable. Il estime quand même que la mairie aurait pu discuter avec le patron des Mcdo du coin pour lui faire comprendre que son restaurant n’était pas souhaitable dans ce quartier, et appuie sur la proximité entre ce gros patron et la majorité. En réponse, Babary défend le principe de la liberté du commerce. Parce que c’est formidable, la liberté du commerce.

Sautereau (FN) veut « des animations plus ou moins ludiques » pour favoriser davantage les échanges entre les halles et le marché extérieur…

Christophe Bouchet déplore « une opposition au marteau-piqueur », « des attaques au bazooka sur les projets de la ville ». C’est un fragile Christophe. Lui aussi semblait espérer qu’un grand vent d’harmonie allait souffler sur la France et le monde suite à l’élection du grand Emmanuel. Sur la concertation, il évoque la démarche « envies de Loire », qui est une consultation des habitants via « une plateforme numérique interactive » parfaitement illisible [2].

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C’est au tour de Coulon, qui lui aussi invoque la « bienveillance » macronienne. La droite locale semble s’être complètement amourachée du nouveau PDG de la start-up France. Peut-être un contrecoup de la déception Fillon. Puis se met à lire les commentaires de la plateforme Tripadvisor sur les halles, à base de « vrais commerçants bien sympathiques ». Pour lui :

« Les halles doivent être aussi une destination touristique, ça doit faire partie de la destination Tours Val de Loire (...). Dans les objectifs que l’on peut fixer, dans la démarche qui est la notre, il faut aussi que les halles soient un lieu unique, unique, pour une expérience. Les visiteurs aiment vivre des expériences, de déambulation, de découverte, de dégustation. »

C’est con comme un communiqué de presse.

Intervention de Ballesteros, adjointe au commerce et candidate Les Républicains pour la 1ere circonscription d’Indre-et-Loire. A un mois des élections législatives, elle semble essayer d’exister. Alors qu’on l’a jamais entendue en dehors des délibérations qu’elle portait directement au cours des précédentes séances du conseil municipal, et qu’à ces moments-là elle en faisait le strict minimum. Sans surprise, ça vole pas très haut. L’air de pas y toucher, elle remet une pièce dans la machine :

« Je vais pas relancer toute polémique inutile. Je pense que les Tourangeaux n’en ont pas besoin, ils ont besoin qu’on soit constructif. Je suis quand même un peu effarée de vos réactions, mais bon ça c’est pas nouveau, ça fait trois ans qu’on les vit et qu’on les subit. Donc j’aimerais bien... C’est vrai qu’à l’heure des élections qu’on a vécues, très complexes et compliquées, nous avons un président qui aujourd’hui essaye de rassembler, essaye d’être positif et de faire marcher la France, j’espère que vous allez en faire de même Monsieur Commandeur. »

Elle tente ensuite une petite vanne pourrie, soufflée par son voisin Olivier Lebreton, sur le ralliement de Commandeur à Macron, suggérant qu’il s’agirait d’un ralliement de dernière minute. Pas de bol, Commandeur avait parrainé Macron, comme il l’expliquera quelques minutes plus tard.

Interruption de la séance.

Commandeur déclare que, compte tenu des échanges qui ont eu lieu, le groupe Tours2020 s’abstiendra sur cette délibération (au lieu de voter contre, comme annoncé initialement). La réserve porte sur la méthode. Commandeur regrette ensuite la manière dont fonctionne la majorité municipale, qui apparemment ne partage pas les informations avec l’opposition en commission. D’après Brice Droineau, ce projet a bien été présenté… Bref, ça passe au vote, quelques abstentions.

3. La Tourangelle SA d’HLM – Désignation d’un représentant de la ville

Le maire présente la candidature de Stéphanie Lepron, c’est voté sans débat (absentention de l’opposition).

4. Engagement de la ville de Tours dans la remise du prix de la Ville de Tours – « C’est mon Tours »

C’est un concours destiné aux étudiants non-européens. Dotation de 500 euros. Voté sans débat à l’unanimité.

5. Budget principal de la ville de Tours – Exercice 2017 – Décision modificative n°1

C’est Hélène Millot qui s’y colle. De nouvelles recettes, notamment liées aux amendes de stationnement, ont été réinvesties dans les domaines sportifs et scolaires. Voté sans débat, abstention de l’opposition.

9. Attributions de subventions – Année 2017

A noter, l’association Chrétiens Migrants, qui n’avait rien reçu de la mairie depuis plusieurs années, reçoit 500 euros. Bien insuffisant au regard des besoins de l’association, mais bon...

Emmanuel Denis relève que la subvention de l’association Au fil de l’eau, qui gérait le café associatif La Barque, a été supprimée, l’association ayant été dissoute. Il évoque le projet de reprise du café, et l’accueil positif de ce projet par « une bonne partie de la population » du quartier. Il indique que ce projet sera soutenu par l’État et la Région, et demande si la mairie soutiendra également le redémarrage de La Barque. Schalk-Petitot répond qu’elle a reçu le président de la nouvelle association : elle attend de recevoir le projet associatif complet, ainsi que les statuts révisés, avant de faire une proposition de subvention en commission. Le maire ajoute :

« Autrement dit, y a pas d’idée préconçue, on attend (…) Quand vous dites qu’il y a une bonne partie de la population qui voit d’un bon œil l’installation… On peut vous dire aussi, d’expérience, qu’une autre partie s’inquiète de l’installation. Il faut dire les deux . »

Ah ça, on compte sur le maire pour se faire le porte-voix de celles et ceux qui ne veulent pas de pauvres en bas de chez eux.

10. Tarifs municipaux 2017 – Créations, modifications

La délibération porte sur la redevance d’occupation du domaine public pour la buvette du jardin des Prébendes. Pierre Commandeur en profite pour évoquer l’affichage sauvage pratiqué par « un couple de candidats aux élections législatives » – il ne les cite pas mais il s’agit du duo Bourdin/Yamba-Tambikissa –, et suggère qu’un tarif soit créé pour que les frais d’enlèvement et de nettoyage soient refacturés aux responsables de l’affichage.

Le maire passe la parole à Chevtchenko, qui explique que l’ensemble des candidats déclarés aux législatives seront mis en garde à ce sujet : ils devront payer le nettoyage en cas d’affichage sauvage. Puis le premier adjoint explique qu’un programme d’extension des panneaux d’affichage libre est prévu et sera mis en œuvre sur trois ans. Il faut dire qu’à vue d’œil, le nombre de panneaux installés est inférieur aux obligations légales d’une ville de cette taille.

Puis le maire se fait sévère : « Je tiens à ce que l’on réagisse assez brutalement, parce que la plupart respecte les règles, et il est inadmissible que certains s’en affranchissent ». Comme les équipes de son adjointe au commerce, qui collent des stickers sur le mobilier urbain ?

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On vous passe les développements sur les maillots de bain dans les piscines municipales et les zones contaminées par les termites.

25. Illuminations de fin d’année 2017 — Demande de fonds de concours auprès de Tours Métropole Val de Loire

La ville réclame 20 000 euros à la métropole pour ses illuminations de fin d’année, dont le coût total est estimé à 310 000 euros (stable par rapport à 2016). Cette somme de 310 000 euros, c’est un joli cadeau de Noël aux commerçant-es du centre ville, comme l’expliquait cet article.

David Cholet fait observer que les baisses de budgets liées à la baisse des dotations ou des recettes de la Ville ne semblent pas affecter la facture des illuminations de fin d’année (en fait les dépenses ont pas mal baissé, elles s’élevaient à 400 000 euros en 2014). « C’est une somme assez considérable », essentiellement affectée à la pose et au démontage des loupiotes et motifs divers. Il suggère de concentrer ces illuminations autour des activités commerciales, plutôt que de les développer dans les différents quartiers de la ville, histoire de réduire la facture.

Serge répond qu’il y a de fortes demandes dans les quartiers sur ce thème :

« La population est enchantée des illuminations que nous faisons à Tours. Les gens dans les quartiers ont droit à un peu de bonheur et de rêve, et je ne vois pas pourquoi on devrait les contraindre… C’est moi qui ai demandé qu’on maintienne cela. Par contre, j’accepte pas pour l’instant de nouvelles demandes, et y en a des dizaines, parce qu’il y a plein de quartiers qui se sentent frustrés. Voilà la réalité. »

C’est fou comme, sur certains thèmes, le maire sait se montrer à l’écoute. Il explique ensuite que 2 millions d’euros de dépenses sont prévues par ailleurs pour l’illumination de la cathédrale et autres bâtiments publics. Le maire se fait pédagogue, agite les doigts et secoue la tête.

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A propos des illuminations de la rue Nationale et de l’avenue Grammont, il répète : « C’était un enchantement, et la population de Tours a droit à cet enchantement ». Puis nouvelle colère :

« On fait cet enchantement en baissant la facture de 400 à 300 000. Comment pouvez-vous encore là nous pourchasser avec des reproches ? C’est invraisemblable ! C’est vraiment… à… à… à laisser tomber ! Mais vous ne… On va pas se… On va pas écouter tout cela. On continue à faire notre boulot. »

Le pauvre, il en bégaie. M’enfin, s’il veut laisser tomber à cause des ingrats qui sont pas « enchantés » par ses guirlandes de Noël, faut pas qu’il se gêne.

Tiens, Sophie Auconie intervient. On sent que les élections arrivent bientôt, et qu’elle est candidate (dans la 3ème circonscription d’Indre-et-Loire)… C’est tellement regrettable qu’on vous le retranscrit en entier :

« Moi je voudrais juste regretter un peu le ton que vous prenez, Monsieur Chollet, Monsieur Denis, pour une raison très simple. C’est que vous nous reprochez de réenchanter la ville, à des coûts qui sont des coûts minimisés, et on vous entend beaucoup moins quand il s’agit de critiquer la pollution visuelle que représente l’affichage politique intempestif, qui représente du papier, de l’encre chimique, et des coûts pour la ville de nettoyage. Et je ne vous ai absolument pas entendus sur cette thématique-là, c’est assez regrettable et peu équitable dans le débat. »

Y a aucun rapport avec ce qui précède, et on voit pas trop pourquoi Denis et Chollet auraient dû se positionner sur l’affichage sauvage réalisé par les militant-es de la « France insoumise ». Merci Sophie.

Du coup Denis la tacle : « Je suis très content d’entendre Madame Auconie, parce que j’avais l’impression ces derniers temps qu’elle était plus tellement sur le terrain de la Touraine. (…) Je me demandais si vous n’étiez pas devenue un peu une élue fictive. »

Réaction du maire :

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La délibération est votée à l’unanimité.

Les dernières délibérations sont votées sans débat, on passe aux questions supplémentaires.

ANRU

Nadia Hamoudi et Serge Babary s’écharpent sur le thème de la concertation menée sur le projet de renouvellement urbain au Sanitas. Le maire est persuadé qu’il a fait un boulot formidable parce que quelques ateliers ont été organisés à des horaires impossibles, Hamoudi fait mine de déplorer la situation sans remettre en cause le cadre pensé par les divers gouvernements PS qu’elle a soutenus – et qui rend possible de se contenter d’une concertation bidon des habitants. Les grosses lignes du projet ont déjà été actées, notamment la destruction de plus de 400 logements sociaux.

Au passage, on salue le travail des médias locaux (La Nouvelle République, FR3 Centre, France Bleu Touraine, etc.), qui ont gentiment attendu la réunion publique organisée par la mairie pour dévoiler le contenu du projet, alors que La Rotative en avait révélé les grandes lignes il y a plus de deux mois.

Le maire fait des gestes ridicules, en assurant que le volet « commerce » du projet de renouvellement urbain n’est en qu’au stade de la « pré-étude » (sic).

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CHRU

La question est posée par Emmanuel Denis. Elle porte sur le projet de restructuration du centre hospitalier universitaire de Tours, dont le maire préside le conseil de surveillance. A ce sujet, lire Des centaines de suppressions de postes en perspective au CHU. Denis s’étonne notamment de l’introduction du lean management à l’hôpital, et interroge le maire :

« Avant de voter ce plan de restructuration, avez-vous pu avoir la garantie que l’intérêt général des Tourangeaux serait respecté, c’est-à-dire (…) la garantie de l’égal accès aux soins pour tous ? »

Le maire annonce que la directrice générale du CHRU sera reçue en commission permanente le 12 juin, pour présenter le projet de restructuration en détail. Il ajoute que c’est grâce à l’intervention de l’ex-ministre de la Santé, Marisol Touraine, que le regroupement des sites hospitaliers se fasse sur deux sites, plutôt qu’un seul. L’État mettra 75 millions d’euros sur la table. Serge ajoute que la restructuration se fera sur dix ans, et qu’il n’y a donc pas lieu d’alerter les gens et les mettre dans la rue. Puis il menace :

« Marchez dans ce grand projet, sinon dans dix ans il n’y aura plus d’hôpital public, il n’y aura plus de CHU à Tours. »

La Poste

C’est Texier qui s’y colle. Il revient sur le vœu voté par le conseil municipal le 19 décembre dernier, pour le maintien des bureaux de poste dans les quartiers. Depuis, le nouveau contrat de présence postale territoriale est entré en vigueur, et prévoit la fermeture du bureau de poste du quartier Colbert, avec l’ouverture d’un « point relais » dans le supermarché Carrefour de la même rue. Il demande si le maire est intervenu contre cette décision, et l’interroge sur l’avenir du bureau de poste du Sanitas.

Serge répond qu’il a reçu à plusieurs reprises les responsables de La Poste entre octobre et avril. Il aurait eu avec eux « de franches explications ». Grâce aux talents de négociateur du maire, le distributeur de billets de la rue Colbert sera maintenu. Hourra. Le bureau de poste de Montjoyeux va devenir une agence postale communale, avec maintien du DAB. Enfin, « une présence postale forte sera laissée à Saint-Paul et aux Rives du Cher », et le bureau « Wilson », en haut de la rue Nationale, sera maintenu. Le maire s’enflamme :

« Les décisions prises à Paris par des types qui ne marchent jamais à pied, ça va bien. »

On termine sur cette brillante envolée populiste. Texier a bien essayé de répondre, mais le maire a levé la séance. Le bandeau « fin du conseil » s’affiche sur l’écran. Sauf que le maire n’a pas coupé son micro. Serge pousse un long soupir. Un adjoint (qui semble être Coulon) vient le voir :

 « – Grande forme sur la dernière heure hein ! T’en as collé, là !
– J’suis échauffé…
– T’en as collé ! »

Bande de gamins. Prochaine séance le 22 juin.



Notes

[1Le texte de l’appel à projets peut être téléchargé ici.

[2Le site est consultable à cette adresse.