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Campement des migrants au Sanitas : suivi de la mobilisation

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Depuis le vendredi 19 juin, des migrants occupent un square de Tours. Malgré une situation critique, les pouvoirs publics ne font rien pour trouver des solutions de logement aux personnes présentes sur le camp. Cet article régulièrement mis à jour fait le point sur la situation.

Jeudi 27 août 21h

La situation des migrants sur le campement du Sanitas reste inchangée. Les pouvoirs publics, le représentant de l’état mais aussi la municipalité et le conseil général ont décidé de jouer sur l’épuisement de celles et ceux qui ne demandent qu’à pouvoir vivre dignement. Une rencontre entre la municipalité et la préfecture aurait eu lieue ce lundi. Mais les migrants et les associations qui les soutiennent au quotidien sont sans nouvelles de ce qui s’y est dit.

Celles et ceux qui au quotidien apportent leur solidarités aux migrants présents sur le camp invitent à se retrouver le vendredi 28 août à 19h au campement. Les personnes qui veulent apporter leur soutien, les associations, les organisations syndicales, politiques seront les bienvenues. Ce sera l’occasion de faire le point sur le situation et de discuter des initiatives, actions à prendre pour qu’enfin la dignité des personnes soit respectée.

Mercredi 5 août 19h

La police est sur le qui vive à l’affût de la moindre occasion (bruit quelconque sur le campement...) et à quelques pas de là les travailleurs sociaux d’Emergence pressurent une famille depuis plusieurs jours pour qu’elle parte... afin de laisser une famille du campement avoir accès à ce logement provisoire situé Allée de Luynes : la présence intermittente de militant-es RESF du Sanitas et alentours et deux lettres adressées par le Réseau au président d’Emergence n’ont pas suffit pour empêcher que la famille logée depuis seulement un mois fuit une pression psychologique absolument insoutenable et les menaces d’interventions policières. Bilan : une famille sort de la rue, une autre y retourne, Emergence réinvente le jeu des chaises musicales... En attendant, le campement - faute de tentes et bientôt de surfaces - ne peut accueillir toutes les personnes qui se présentent...

Pour autant les migrant-es ne se laissent pas aller à la sinistrose malgré la moindre présence des militant-es venant en soutien. Puisque la ville est si fière de sa guinguette et du lancement de « La Plage », les migrant-es ont inauguré la leur :

Venez jouer à la pétanque, lire des livres aux enfants, discuter avec les occupant-es de ce campement car au delà du cruel dénuement, les migrant-es souhaitent aussi votre soutien humain !

Mardi 4 août, 11h

Petit à petit le campement s’agrandit : depuis samedi, un couple et ses deux enfants sont sur le campement ; le bébé est encore à l’hôpital la maman ayant accouchée prématurément. Chaque jour elle va à la maternité et revient le soir... Le 115 répond « pas de place » . Hier dans l’après midi une famille est venue demander si elle pourrait venir car elle est sans rien depuis un mois et demi ; elle reviendra aujourd’hui pour confirmer. le soir un jeune homme est venu, il est resté. Il n’y a plus de toiles de tente disponible donc appel à prêt ou don.

Besoin de : tentes, café, sucre en morceaux, lait, viande, shampooing, serviettes périodiques, gel douche, yaourts,...



Samedi 1er août, 13h

Hier, des toilettes sèches construites par La charpentière ont été installées sur le campement.

Aujourd’hui, le collectif " Vélorution " organise à 18h un parcours à vélo qui montrera tout le circuit que doit effectuer une personne qui demande l’asile, avec à chaque étape une information à propos du lieu concerné (préfecture, croix rouge, etc.). Départ à 18h, l’arrivée se fera sur le campement.

Concernant l’hébergement, une mère de famille et son fils sont hébergés au foyer La Nuitée (de 19h à 8h) jusqu’à lundi matin ; ils passent donc leurs journées au campement. Pour les autres personnes... le 115 c’est toujours " Désolé, pas de place " .

Les dons en bouffe, etc. n’arrivent plus, l’épicerie sociale ferme. Besoin de : viande, riz, pâtes, café, lait, papier toilette, huile,quatre-quarts, lingettes bébé, eau...


Le jeudi 30 juillet, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées place Jean-Jaurès pour interpeller les autorités. Après un bref blocage de la circulation, les personnes rassemblées se sont rendues vers la préfecture. Une réunion avait eu lieu dans la matinée avec le directeur du cabinet du préfet, qui a assuré que la préfecture " prendrait ses responsabilités " (sic) et qu’une nouvelle réunion serait organisée plus tard... Bref, toujours rien de concret.




Mercredi 29 juillet, 16h30

Hier, malgré la pluie battante, un homme est venu jouer du violoncelle pour les occupants du campement.

Les dons, notamment de nourriture, s’épuisent (une liste des besoins est visible plus bas).

L’intersyndicale s’est réunie lundi et appelle à un rassemblement de soutien aux exilés du Sanitas place Jean Jaurès ce jeudi à 18h. Un communiqué a été publié et une lettre adressée au préfet pour demander un rendez-vous.

L’association Chrétiens migrants fermera son local ce vendredi 31 pour plusieurs semaines ; ne resteront ouverts en journée que les toilettes et la salle de bains. Les « campeurs » s’inquiètent beaucoup de cette date butoir ; ils craignent que l’évacuation du camp soit faite aussitôt après. Inquiétude partagée par les militants présents sur le campement.


26 juillet, 12h30 : prochaines actions de soutien (Cercle du silence, Vélorution, soutien de l’union syndicale Solidaires 37)

Le prochain Cercle du silence aura lieu mardi 28 juillet à 18h30 devant le palais de justice de Tours. Le rassemblement est organisé sur le thème « Va-t-on en finir avec la précarisation des migrants ? ». Avec en tête la situation du campement :

« Le camp de réfugiés va-t-il s’éterniser au Sanitas ? Ouvert depuis plus de 6 semaines ce campement précaire où se réfugient 30 à 40 personnes dont la moitié d’enfants chaque nuits ne peut pas perdurer. L’indifférence des pouvoirs publics chargés expressément par la loi de loger tous les sans-abri suscite une indignation de plus en plus grande.

Comme le souligne la LDH dans l’article NR du 4 juillet il s’agit, pour les enfants laissés à l’abandon, d’une mise en danger qui nécessite une assistance immédiate. S’abstenir d’agir peut être puni de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Va-t-on attendre que la situation devienne aussi grave qu’à Paris Boulevard de la Chapelle pour, enfin, trouver des solutions dignes de logement alors que sous les yeux de ces sans-abri des dizaines d’appartements du secteur public sont inoccupés ? »

Le 1er août, la Vélorution partira de la place Jean Jaurès à 18h15, pour « un parcours qui explicitera toutes les démarches auxquelles sont confrontées ces exilé-es, et elles sont nombreuses, et elles sont disséminées dans la ville. Nous passerons au campement et échangerons avec les personnes. »

L’union syndicale Solidaires 37 a apporté son soutien aux migrant-es du Sanitas. Le communiqué est à lire ici.

« L’Union Syndicale SOLIDAIRES 37 apporte sa solidarité aux migrant-e-s du Sanitas et aux organisations qui les soutiennent. Elle demande que la loi de réquisition soit enfin appliquée afin de pas rajouter l’indigne au scandale de la situation actuelle. »

24 juillet, 11h30 : dix jours pour trouver une solution

Le campement entre dans son 36ème jour d’existence. Un nouvel article fait un état des lieux au 35ème jour, après une conférence de presse organisée sur le camp :

Campement de migrants à Tours : 35 jours d’occupation et toujours pas de solutions

Liste des besoins du camp :
 
tomates, café, sucre en morceaux, pâtes, vinaigrette, eau, lait, fruits, viande, brioches, quatre-quart, shampooing, gel douche,serviettes hygiéniques, couches 9 à 15 kg ,papier toilette, sacs poubelle.

22 juillet, 13h30 : dix jours pour trouver une solution

L’association Chrétiens Migrants continue à alerter les autorités sur la situation du campement. Mais les pouvoirs publics ne proposent toujours aucune solution. Le président de l’asso signale que, dans 10 jours, la permanence de Chrétiens Migrants devrait fermer ses portes pour le mois d’août en laissant les « campeurs » sans accès à un point d’eau.

Les pouvoirs publics vont-ils prendre le risque qu’un problème sanitaire s’ajoute au problème humanitaire ?

18 juillet, 16h30 : un mois de campement au Sanitas...

Le campement continue au Sanitas. Hier, des visites ont amené un peu de légèreté aux exilés : une femme qui passe avec sa guitare pour un petit concert privé, un petit groupe qui amène de vieux vélos à retaper. En moins de deux, l’une des petites filles du camp apprend à faire du vélo toute seule : de bons moments de vie !

N’hésitez pas à passer pour discuter ou proposer une activité... De leur côté, État, mairie et préfecture ne bougent toujours pas.


15 juillet, 10h30 : les exilés se sont invités au défilé du 14 juillet

Hier soir une partie des exilés qui campent au Sanitas a décidé de venir participer à la sauterie du 14 juillet. Ils ont descendu la rue Nationale alors que le public remontait depuis la place Jean-Jaurès vers le lieu de tirage du feu d’artifice. Ils se sont alors heurtés à un cordon de flics.

Lire l’article qui revient qui revient sur cette sortie en cliquant ICI.

13 juillet, 20h : mot de remerciement

Les occupants souhaitent remercier trois jeunes retraités de Sud Santé Sociaux qui sont passés sur le campement et en solidarité ont offert une partie de leur cagnotte de retraite pour assurer le quotidien.


13 juillet, 15h : énième jour d’occupation, il ne se passe toujours rien

Le préfet et le maire jouent leur stratégie de pourrissement de la situation. Certaines familles sont logées temporairement, d’autres non. De nouvelles familles arrivent sur le campement du Sanitas tandis que d’autres, nombreuses, dorment chaque soir devant les portes fermées de la gare.

L’Entr’Aide Ouvrière se contente d’envoyer sa maraude de temps à autres. Pendant ce temps là les élus jouent avec leurs petits enfants au parc des prébendes où passent leurs vacances sur une côte dans des hôtels à touristes.
Les salariés du 115 répèteront ce soir pour la 297ième fois « désolés, pas de place », alors qu’il y a toujours au moins 5000 logements vides à Tours.

Malgré la solidarité qui s’y développe et la richesse des rencontres qui ont lieu sur le campement, cette situation est inadmissible. Le comportement des représentants de l’État est gerbant dans ses actes et dans sa rhétorique nationaliste.

Mini-communiqué des occupants du camp :

Dignité…
Vous voulez que nous fassions la preuve que nous méritons d’avoir des papiers et un logement, le droit à l’éducation en France mais vous ne nous en laissez pas la chance en réalité.
Des papiers et des logements pour tout le monde !


8 juillet, 10h30 : dix-neuvième jour et retour sur le conseil municipal

Le mardi 7 juillet a marqué le dix-huitième jour d’occupation pour les personnes qui campent au Sanitas. Quelques solutions d’hébergement se débloquent mais il ne s’agit pas de logement pérennes. Deux mères de familles et leurs enfants seront hébergées à l’hôtel quelques jours, une femme et son fils aussi, une famille bénéficiera pendant un mois d’un appartement géré par Emergence. Dorment encore là encore des enfants et des adultes, malades pour certains. La solidarité est toujours assez active, chaque jour des personnes passent amener de la nourriture et discuter avec les exilés.

La veille alors que les migrants et leurs soutiens étaient rassemblés dans la cour de la mairie pour se faire entendre, la question du campement a été abordée au conseil municipal. Serge Babary n’a pas manqué de rappeler que le point n’était pas à l’ordre du jour mais s’est quand même fendu - manifestement agacé - de quelques remarques subtiles. Bottant en touche en renvoyant la balle dans le camps de la préfecture comme depuis le début de la mobilisation, il en a profité pour cracher sa bile sur Chrétiens Migrants, association qu’il « connait par cœur » et qui « à toute occasion profite de réunions, de conseil municipal, pour faire le forcing ». Stratégie qui selon lui « ne sert à rien » puisque la question est du ressort de l’État et que « c’est ainsi que dans ce pays se règlent ces problèmes-là ».
Sauf que le problème ne se règle pas et que le maire de Tours a le pouvoir d’y remédier en réquisitionnant des logements vides pour loger les personnes à la rue. Au passage Serge Babary nous explique « que Chrétiens Migrants et le DAL confondent tout – volontairement bien entendu – mélangent tout, font de l’agitation, utilisent en les mettant devant dans leurs manifs des pauvres gens qui débarquent à Tours, arrivant d’on ne sait où et de plus en plus loin en tous cas... Quand on aura réglé ces dix problèmes-là, ils nous en présenteront dix autres ».
Ça faisait longtemps qu’on nous avait pas ressorti la grande théorie paranoïaque de l’appel d’air, celle-là même que les flics qui avaient fait chanter la présidente du DAL employaient. S’en est suivie un court débat avec une conseillère municipale du PC à qui il finit par couper le micro pour avoir la joie d’entendre les félicitations du FN sur sa gestion du problème. Circulez, y a rien à voir.

La quasi-totalité des échanges du conseil municipal au sujet du campement sont visibles sur le compte-rendu publié sur la Rotative.

Liste des besoins mise à jour :
 
couches 9 mois et couches pour enfants de 9 à 15 kg ; grosse ficelle ; bâches plastique ; grande toile de tente.
riz, pâtes, tomates, concombres viande (poulet cuit, rôti de porc, etc.), fromage, lait,
pain tranché (en sac plastique, pour la conservation).
 
Vous pouvez aussi passer au campement pour proposer des activités (belote, dessin, théâtre...).

6 juillet, 11h : seizième jour et rassemblement devant la mairie

Les migrants appellent à un rassemblement devant l’hôtel de ville durant le conseil municipal de ce lundi 6 juillet.
Rendez-vous à 16h au campement pour rejoindre la mairie de Tours en cortège ou à 17h devant celle-ci.

Cliquez ICI pour lire le texte de l’appel.

Et toujours besoin de soutiens humains et matériels (voir ci-dessous)


3 juillet, 11h : une quatorzième journée commence

Cela fait quasiment deux semaines que les migrants ont dressé le camp dans un square du Sanitas. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les choses n’ont pas beaucoup évolué. Les dernières déclarations du préfet laissent penser que le campement ne sera pas expulsé dans les jours à venir. Les pouvoirs publics n’ont de toute façon rien à proposer parce qu’ils n’ont rien envie de proposer (voir ci-dessous).

Nombreux besoins pour ceux qui peuvent venir :

  • Alimentaires : riz en sacs de 1 kg, pâtes (idem), lait, gâteaux (pas au chocolat ), poulets à cuire ou cuits, tomates, concombres, fruits, yaourts, courgettes, eau en bidons de 5 litres... Les denrées alimentaires sont à donner directement au local de l’association Chrétiens Migrants (4 Allée de Luynes).
  • Matériels : biberon plastique 3 vitesses, tenues d’été adultes (hommes, femmes) enfants de 18 mois à 15 ans (filles,garçons), jeux d’extérieurs, vieux draps et ou grands tissus (pour faire de l’ombre)... et surtout grandes toiles de tentes car l’association qui a prêté les siennes va les récupérer rapidement car elle en a besoin.
  • Humains : besoin de personnes solidaires qui viennent dialoguer et réfléchir avec les exilés sur comment avancer.

2 juillet, 12h : les autorités jouent le pourrissement

Hier à la mairie avait lieu une réunion portant sur l’hébergement d’urgence. Autour de la table étaient présents des représentants de l’État, du conseil départemental, de la mairie, et des associations impliquées sur cette question (Croix-Rouge, Émergences, Chrétiens Migrants, etc.). Deux représentants de Réseau Éducation Sans Frontière se sont vus barrer l’entrée de la réunion, sous prétexte qu’ils n’étaient pas compétents en matière d’hébergement.

Alors que certaines des familles qui campent au Sanitas étaient venues dans la cour de la mairie pour se faire entendre et rappeler la précarité de leur situation, les autorités présentes autour de la table ont catégoriquement refusé que la question du campement soit abordée ! Motif invoqué : cette question n’était pas inscrite à l’ordre du jour...

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Dans la cour de la mairie, pendant la réunion

La mairie et la préfecture jouent le pourrissement, indifférentes au sort de ces personnes qui sont contraintes de rester à la rue faute de places d’hébergement (à ce sujet, relire les déclaration du nouveau préfet ci-dessous).

Ce soir à 18h30, les migrants qui campent au Sanitas se rendront au rassemblement en soutien au peuple grec qui aura lieu devant la mairie de Tours.


1er juillet, 17h15 : les migrants se rendent dans la cour. de la mairie

Une réunion étant prévue à 17h30 à la mairie de Tours (voir ci-dessous), les exilés qui campent au Sanitas ont décidé de se rendre dans la cour. Ils appellent à la solidarité ! Venez nombreux.


1er juillet, 13h30 : réunion à la mairie à 17h30

Le campement a besoin de vieux draps, de grands tissus et de grosse ficelle pour se protéger de la chaleur. De riz en sac et de pois chiches natures en boîte, aussi.

Une réunion est prévue à la mairie de Tours à 17h30 avec les services de la ville, des élus départementaux, la préfecture, la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et plusieurs associations.


1er juillet, 11h30 : douzième jour d’occupation, le nouveau préfet sort du bois

Douze jours après l’installation du campement, le nouveau préfet d’Indre-et-Loire annonce la couleur dans un article de La Nouvelle République.

Pour traiter le problème d’hébergement des familles, il suggère de jouer aux chaises musicales avec les places en foyers d’accueil, remettant à la rue certaines personnes pour en héberger d’autres. Une proposition inacceptable qui consiste à faire du chantage à la précarité et à dresser les personnes les unes contre les autres.

Le nouveau préfet déclare aussi qu’il fait confiance au 115 pour gérer au mieux la situation. Alors que c’est au préfet qu’il revient de décider d’ouvrir de nouvelles places d’hébergement.

Il agite les fantasmes et les peurs concernant de supposées filières migratoires, et annonce :

« Je ne me laisserai pas instrumentaliser par des associations qui font venir des personnes dans ce département déjà embolisé », prévient le préfet en soulignant que bon nombre des migrants actuellement à la rue ont été déboutés du droit d’asile. Et qu’ils n’ont pas vocation à rester sur le territoire.

Pour le préfet, peu importe la précarité de la situation des personnes concernées : si elles ont été déboutées du droit d’asile, elles n’ont pas vocation à rester sur le territoire français. Il serait certainement plus serein si elles s’étaient discrètement noyées en méditerranée...

Aucun doute, avec ce nouveau préfet, on a tiré le gros lot.


30 juin 9h : onzième jour d’occupation

Au matin suivant la onzième nuit passée sur place, les migrants s’apprêtent à passer une nouvelle journée à tenter de s’abriter du soleil.
Le temps tire sur les nerfs et s’il n’y a eu aucune tentative d’expulsion pour l’instant, il n’y a aussi aucune avancée ou proposition émanant de la mairie ou de la préfecture.

Toujours besoin de soutien et de dons (particulièrement de produits sanitaires, voir ci-dessous).

Si vous avez des informations, si vous avez écrit un texte, si vous avez pris des photos, n’hésitez pas vous inscrire et à venir les proposer à la publication.
Vous pouvez aussi les transmettre par mail à contact[chez]larotative.info





27 juin 17h : huitième jour d’occupation

L’occupation continue. Les migrants ont toujours des besoins de produits de premières nécessités. Vous pouvez apporter sur place :

  • Shampoing
  • Gel douche
  • Brosse à dents
  • Dentifrice
  • Rasoir jetable
  • Mousse à raser
  • Serviettes hygiéniques
  • Serviette de toilettes
  • PQ
  • Lait
  • Café
  • Chocolat en poudre

Hier, l’association Chrétiens Migrants a envoyé le communiqué suivant, concernant les risques liés aux températures caniculaires :

ALERTE CANICULE Pour les Enfants du CAMP de REFUGIES du SANITAS

Les 35 personnes dont une Quinzaine d’Enfants , tous demandeurs d’asile sans-abri, qui campent au Sanitas attendent en vain une solution d’hébergement depuis une semaine

Meteo-France annonce une ALERTE CANICULE pour le début de la semaine prochaine

Les risques sont graves pour les jeunes enfants s’ils restent sans abri
Nous avons rappelé ce matin la Préfecture et la Mairie qui n’ont encore pris aucune décision

Des mesures de protection exceptionnelles urgentes doivent être décidées immédiatement pour protèger ces Familles

Nous alertons tous les services sociaux pour qu’ils prennent d’urgence les mesures qui s’imposent

Pour Chrétiens-Migrants
Louis BARRAUD tel :02 47 28 54 41


25 juin 23h : communiqué suite à l’occupation des locaux de l’Aide Sociale à l’Enfance

« De l’aide !

Nous avons besoin de logements, nous voulons un toit.

Hier, nous avons été à la mairie, à la préfecture et aujourd’hui à l’aide sociale à l’enfance (ASE). Ils disent « Qu’ils n’ont pas de place pour nous ».

L’ASE nous renvoie vers des démarches administratives déjà faites. ( voir ci dessous). Alors que sa mission est de protéger tous les enfants et leur famille qui sont sur le territoire français car telle est la loi.

Tous les jours, nous allons voir les administrations (le 115, Pôle Emploi, ASE), les associations (CASOUS, croix rouge) et tous nous renvoient les uns aux autres : personne n’est responsable.

Cette situation qui nous oblige à être dans la rue à des conséquences graves sur notre santé et celle de nos enfants.

L’état exige beaucoup de documents mais il n’est pas possible de les protéger en vivant dans la rue. Nos enfants vont à l’école mais ils ne peuvent pas travailler normalement en vivant dans la rue. Vivre dans la rue c’est être toujours en danger et le stress est permanent. Nous ne pouvons pas même suivre les cours de français qui nous sont indispensables.

Nous sommes traités comme des animaux et pas comme des êtres humains.

Nous continuerons à lutter ! »

Les migrants du campement du Sanitas.

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Le "document" remis aux migrants par le personnel de l’ASE





25 juin 15h45 : l’occupation des locaux de l’Aide Sociale à l’Enfance est terminée. Plus d’infos à venir.

25 juin 12h30 : occupation du 1er étage de l’Aide Sociale à l’Enfance

Le campement des migrants du Sanitas occupe actuellement le 1er étage de l’Aide Sociale à l’Enfance (rue Édouard Vaillant juste à côté de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie et du Centre des Impôts). La police est devant le bâtiment. Besoin de soutiens, de renforts sur place.

Voici leur communiqué :

L’expulsion du campement est imminente, la situation là-bas est très difficile il y a beaucoup de gens malades dont certains ont été emmenés à l’hôpital. Cette situation ne peut pas perdurer. Hier la mairie et la préfecture ont été obligées de nous recevoir puisque nous manifestions devant leurs portes mais ni l’une ni l’autre ne souhaitent trouver des solutions qu’ils connaissent pourtant.

Nous sommes une trentaine de personnes à l’intérieur de l’ASE dont 7 familles avec des enfants de moins de 3 ans. Nous demandons que l’ASE prenne ses responsabilités et trouve un logement pour ces familles.

Bien évidemment, l’ASE a fermé ses portes et nous sommes donc enfermés dans leurs locaux. Venez nous soutenir en vous rassemblant devant l’ASE pour exiger l’obtention de logements pour toutes et tous.




24 juin - 20h30 : retour sur le rassemblement et sixième nuit

Les migrants vont passer une sixième nuit sur place avec la menace d’une expulsion aux aurores demain. Vous pouvez toujours passer les soutenir de quelque manière que ce soit.

De 16 à 18h a eu lieu un rassemblement de soutien à l’appel des migrants, il a réuni une centaine de personnes qui se sont déplacées depuis la cour de l’hôtel de ville vers le parvis de la préfecture.
Des membres de Chrétiens Migrants ont été reçus à la mairie comme à la préfecture, ces deux institutions ne proposant aucune solution et tentant surtout de temporiser.

Lire l’article qui fait un retour en texte et images sur ce rassemblement.




24 juin - 14h : épée de Damoclès et rassemblement

L’expulsion n’a pas eu lieu ce matin et les migrants sont désormais là depuis 5 jours. Malgré l’épée de Damoclès que représente cette expulsion imminente (cet après-midi ? demain ?), de nombreuses personnes ont rejoint le campement hier soir.

Sur le campement ça prépare des pancartes pour le rassemblement qui se tient à 16h. Venez nombreuses et nombreux !



23 juin - 21h : expulsion probable dès demain matin, le point sur la situation juridique

Les migrants ont passé une quatrième journée dans le square du Sanitas. La fatigue se fait grandement sentir.

Après avoir appelé le 115, ils obtiennent toujours une unique et même réponse : « désolé pas de place ».

Solidarité : depuis plusieurs années on avait pas vu autant de personnes « anonymes » venir apporter couvertures, lait,jeux pour les enfants, etc...et en direct aux exilés ! Les gamins jouent avec leurs copains du quartier ; hier ils montraient chacun leur tente en expliquant là c’est ma chambre...

Une fois de plus, l’huissier, Maître Morfoisse, spécialiste des expulsions locatives, de squats et de campement, prétend dans sa requête « que les intéressés ont refusé de lui faire connaitre (sic !) leur identité et que, informés d’opérations d’expulsion à venir et sommés de quitter les lieux, ils n’ont pas obtempéré et s’y maintiennent ». Comment peut-il justifier ses propos alors qu’à deux reprises quatre personnes ont volontairement donné leur identités premièrement à la police municipale puis à la police nationale (qui a d’ailleurs demandé la présentation des cartes d’identité) ?

Alors qu’aucun migrant ou militant n’a été entendu à l’audience du 23 juin 2015, l’avocat Maître Cruanes-Duneigre écrit dans sa requête au procureur « que, compte tenu d’expériences passées, il semble s’imposer de prévoir que l’autorisation d’expulser soit accordée, de façon plus générale, de tous autres lieux où ils se déplaceraient sur les propriétés de l’Office requérant, sur la commune de Tours et ce pendant deux mois ». Non seulement, l’avocat ne s’appuie pas sur le contexte actuel mais procède par procès d’intention en se fondant sur des expériences passées mais de plus il donne carrément dans le prospective en affirmant que cette occupation va se reproduire et en protégeant à l’avance son client.

Le vice-présent du Tribunal de Grande Instance de Tours a, sans surprise, suivi les avis présentés par l’huissier et l’avocat.

L’expulsion est donc imminente, elle pourrait avoir lieu dès demain 6h du matin. N’hésitez pas à vous rendre sur place pour soutenir, préserver le matériel (tentes surtout) et pouvoir témoigner (sous toutes les formes possibles).




23 juin - 9h30 : une nouvelle journée commence, la mairie de Tours botte en touche

Les migrants ont passé une quatrième nuit sous la tente. La fatigue se fait sentir.

En réponse aux demandes de logement notamment transmises par Chrétiens Migrants la mairie s’est fendue d’un communiqué de presse. C’est le magazine 37° qui en fait une première analyse :

Directement mise en cause par l’association, la mairie de Tours précise dans son communiqué que l’accueil des demandeurs d’asile n’est pas de son ressort, mais que cette question est gérée « au niveau régional et la préfecture d’Orléans, seule compétente… ».

« La ville ne peut se substituer à l’État » écrit le maire de Tours tout en précisant que « ces dernières années le nombre de places d’accueil a été augmenté sur la Ville de Tours pour atteindre 528 places dont 167 pour les demandeurs d’asile ».

C’est effectivement la région qui est en charge de la gestion des demandes d’asile mais cela n’a pas de rapport direct avec celle du logement. Les militants rappellent que le préfet ou le maire a tout à fait le droit de réquisitionner les logements vides, très nombreux à Tours, pour loger les personnes à la rue.

(publié sur la Rotative en mars 2014)
 
L’INSEE estimait en 2009 le nombre de logements vides à plus de 5500 sur la seule ville de Tours [1], Jean Germain, sans doute un peu mieux myope, n’en a jamais compté que 2000 [2]. Cependant, l’essentiel est là : ces milliers de logements seraient largement suffisants pour loger de manière décente ceux qui tous les soirs dorment dehors mais aussi donner des appartements à ceux qu’on se contente d’héberger dans des conditions plus que précaires (hôtels miteux loués par des associations, foyers surpeuplés, etc.).

Il s’agit donc pour eux d’une manière se dédouaner tout en appliquant la seule politique qu’ils connaissent : celle de la répression et de la chasse aux pauvres. En effet, si c’est bien le bailleur Tours Habitat qui a demandé l’expulsion du square (dont il est propriétaire), son indépendance vis-à-vis de la mairie est nulle puisque le président de cette structure n’est autre que Serge Babary [3].

L’expulsion est donc imminente, elle devrait avoir lieu aujourd’hui ou demain. Toujours besoin de monde, de coups de main, de dons (nourriture, produits d’hygiène, couches pour les plus petites). Passez si vous le pouvez !




22 juin - 21h : appel à rassemblement devant la mairie le mercredi 24

Réunis en AG, les migrants ont rédigé un communiqué et appellent à un rassemblement le 24 juin à 16h devant la mairie de Tours. Venez en nombre et diffusez cet appel. L’article dédié est accessible en cliquant ICI.

Ici au campement nous sommes déjà nombreux et nous connaissons de nombreuses autres personnes dans la même situation. Une situation qui dure depuis longtemps, des années pour certains.

Nous sommes des êtres humains. Nous voulons un logement pour pouvoir dormir à l’abri afin que tous –- enfants et adultes –- puissent se reposer et être tranquilles. Certains d’entre nous sont malades, nous voulons nous soigner. Nous nous inquiétons de la santé des enfants.

Nous avons fui notre pays, nous avons beaucoup de problèmes dans la tête, survivre dans ces conditions c’est devenir fous.

Nous ne resterons pas invisibles. Nous ne sommes pas des criminels, nous ne voulons pas nous cacher. Nous voulons que les gens voient ce que nous vivons.





22 juin - 11h10 : le campement est menacé d’expulsion

Un huissier de justice vient de passer constater l’occupation des lieux. La procédure à laquelle les pouvoirs vont recourir est celle de l’ordonnance sur requête, c’est-à-dire une décision non contradictoire prise par un juge. Il est plus que probable que l’expulsion du campement soit requise par celui-ci. Les demandeurs d’asile pourraient donc être expulsés dans 24 ou 48h. Besoin de monde en cas d’expulsion (et avant). Passez si vous le pouvez, n’hésitez pas à prendre contact sur place pour connaître les besoins (06 31 56 17 56).

Revue de presse locale : un article sur 37°, « Un campement pour les demandeurs d’asile au Sanitas ». Un article sur Info-tours : « Tours : Le camp de la dernière chance ».

A lire aussi, sur Paris-luttes.info, « Sortir du camp », une réflexion sur la place et la forme que doit ou ne doit pas prendre la solidarité avec les migrants. Extrait :

Tant au niveau de la nourriture, de l’accès à l’eau, aux vêtements, aux informations, les migrant-e-s sont maintenus dans une situation de quémandeurs.
Cette file de personnes attendant son sandwich est insupportable. Ne sont-ils pas capables de se faire à manger à partir du moment où on leur propose les moyens matériels de le faire ? L’excuse de la fatigue ne tient pas : il n’y a rien de plus fatiguant que de se faire déposséder de tout.

Il y a là une gestion de camp, avec toute sa dimension carcérale. Les soutiens, majoritairement blancs, gèrent les migrant-e-s comme une population à risque, comme des sujets non-politiques, comme des enfants à qui il faudrait donner la béquée.

Ces derniers jours des efforts considérables ont été faits. Une volonté d’intégrer les migrant-e-s aux processus de décisions et d’organisation. Nous devons soutenir une telle démarche. C’est un premier pas allant dans le bons sens. Mais nous devons rester alerte : nos réflexes sont bien souvent empreints de paternalisme.

Sortir du camp, c’est déjà rompre avec la logique de charité. Les laisser exprimer leurs volontés, les laisser développer leur lutte et leurs moyens d’organisation.





22 juin - 9h : une troisième journée sur le campement

Bribes d’un échange en portugais entre Maria (28 ans), Priscilla (10 ans) et Denzel (8 ans), lundi 22 juin vers 9h :

Maria : comment s’est passée la nuit ?
Denzel : ben on a dormi !
Priscilla : mais Denzel il s’est réveillé très tôt il pensait voir la police.
Maria : tu avais peur ?
Denzel : non j’avais pas peur j’étais un peu inquiet.
Priscilla : tu sais aujourd’hui on va moins jouer.
Maria : ah oui pourquoi ?
Denzel : parce que c’est lundi et y a des enfants qui sont à l’école.
Priscilla : mais pas nous...

En fait Priscilla et Denzel ne demandent pas mieux que de pouvoir aller, eux aussi, à l’école. Hier quelqu’un a apporté aux enfants des feuilles blanches et des crayons de couleur. Devinez ce qu’ils ont dessiné... Des maisons dans lesquelles on voit de la lumière, des familles réunies et des gens qui sourient.

A 9h30 le petit déjeuner arrive sur le campement. Malgré les croissants et les pains au lait, on lit la fatigue sur le visage des adultes. Une troisième journée débute...

Toujours besoin de monde, de coups de main, de dons (nourriture, produits d’hygiène, couches pour les plus petites). Passez si vous le pouvez !




21 juin - 23h : une troisième nuit commence

Ce sont désormais près de 40 demandeurs d’asile qui dorment dans le square du Sanitas. La journée de dimanche a été relativement calme. La police ne s’est pas montrée. Un élu de l’opposition est passé, après une discussion avec quelques militants présents, il a tenté, par téléphone, d’en savoir plus sur les intentions de la municipalité et de la préfecture : sans succès. Une AG a eu lieu pendant une grosse heure en début de soirée.

Un lézard en carton, affichant le mot « liberté », a grimpé le long d’un arbre.

Toujours besoin de monde, de coups de main, de dons (nourriture, produits d’hygiène). Passez si vous le pouvez !




21 juin - 10h : une deuxième nuit sur place

Les demandeurs d’asile ont passé une deuxième nuit sous les tentes au Sanitas. Hormis le froid qui perturbe le sommeil des enfants, rien de particulier à signaler. Rappelons que tout passage, coup de main ou don est le bienvenu.

Revue de presse : France Bleu Touraine et la Nouvelle République ont envoyé des journalistes sur place. Leurs articles sont de bonne tenue, la NR rappelle au passage que pareil campement avait été érigé au même endroit en 2012 (puis expulsé brutalement).

Article de la NR : « Tours : des demandeurs d’asile dorment sous des tentes au Sanitas »
Article de France Bleu : « Migrants à Tours : trente demandeurs d’asile sous des tentes au Sanitas »

Samedi soir, un jeu de pétanque a fait son apparition dans le square, de quoi penser un peu à autre chose et réinventer les règles.






20 juin - 16h : nouvelle banderole et passage de la BAC

Une nouvelle banderole a été réalisé avec le slogan « un toit pour tous et toutes », là aussi en plusieurs langues (arménien et portugais).

Vers 14h45, un policier de la BAC est passé, il a posé quelques questions et s’est inquiété de savoir si les personnes du camp allait rejoindre l’appel à manifestation d’Amesty International pour les réfugiés syriens. Il est vite reparti.




20 juin - 14h45 : passage de la police nationale

Bis repetita à 14h30 avec l’arrivée sur les lieux de la police nationale, 4 policiers en chemisette dans une voiture. Ils posent strictement les mêmes question que la municipale. Leur inquiétude est de savoir si le campement va s’agrandir.




20 juin - 14h20 : passage de la police municipale

Six policiers municipaux (deux voitures) arrivent sur les lieux vers 13h40, armés et équipés de gilets pare-balles. Leur chef, en contact avec Olivier Lebreton (adjoint à la sécurité de la ville de Tours) demande leurs identités à quelques militants ainsi que la raison de leur présence et au « nom de qui » ils sont là (les associations Droit au Logement et Chrétiens-Migrants sont présentes). Il compte le nombre de toiles de tentes, demande combien de personnes sont là, combien il y a d’enfants et quels sont leurs âges (ça va de 18 mois à 15 ans) et la situation de celles-ci.

Jetant un regard au stock de bouffe qu’il confond avec les poubelles, il parle carrément d’insalubrité. Les militants lui font remarquer qu’il est plus salubre d’être à la rue avec des toiles de tentes propres, de la nourriture et accès à des toilettes et une salle de bain (celle de Chrétiens-Migrants).

En attente d’instructions plus précises de la part de la mairie et de la préfecture, les policiers municipaux quittent les lieux vers 14h10.




20 juin - 12h45 : on attache la banderole alors que la presse arrive

Une journaliste de la Nouvelle République est sur les lieux, quelques 18h après le début de l’occupation. Hier, dit-elle, son collègue s’est déplacé mais n’a pas vu le campement (15 tentes quand même).

Pendant ce temps là, l’atelier de confections de visuels continue, impliquant petits et grands et un joyeux bazar linguistique.

20 juin - 12h20 : VIVRE !

Une première banderole est réalisée. Les demandeurs d’asile ont choisi un slogan limpide : « vivre ! ». Sur la banderole à côté du mot en Français, le verbe en Yézidi, en Russe, en Albanais, en Anglais et en Portugais.

20 juin - 11h30 : communiqué de Chrétiens-Migrants

Un camp de toile pour les réfugiés de Tours

Hier une trentaine de demandeurs d’asile abandonnés par les pouvoirs publics qui n’assument pas leurs obligations d’hébergement des sans-abri ont installé des tentes auprès du local de Chrétiens-Migrants.

Depuis des mois, des enfants, des femmes seules des handicapés sont ainsi abandonnés dans nos rues.

Chaque jour ils viennent au local de Chrétiens-Migrants pour faire appel au 115 qui , faute de moyens ne les loge que rarement et à tour de rôle.

Le déficit de place d’hébergement du département se chiffre à plus 300 places, les associations, et les particuliers ont déja plus de 80 personnes totalement à leur charge depuis des années.

Depuis des mois ces associations réclament une réelle coordination pour sortir de cette impasse permanente et proposent des solutions qui ne sont pas envisagées.

En cette journée Mondiale du Réfugié va-t-on enfin prendre le problème en main ?

Pour Chrétien-Migrants : L.Barraud (06 85 14 30 02)

Contact : 02 47 61 69 56 et sur place : 06 31 56 17 56




20 juin - 11h : de nouvelles personnes arrivent

4 nouveaux exilés à la rue (deux femmes et deux enfants) ont rejoint le campement, ce qui porte le nombre de campeurs à 37. Il y a de l’animation sur place : les parents discutent autour d’un café pendant que les enfants s’amusent avec la tyrolienne du square. Les personnes hébergées à la Nuitée (via le 115) rejoignent les lieux pour la journée (la Nuitée ferme à 9h).



20 juin, 10h : communiqué du Collectif sans papier 49

Devant l’incapacité devenue chronique du "115" d’héberger en urgence tant les célibataires que les familles de demandeurs d’asile, les associatifs ouvrent un campement de tentes de plus de trente personnes comprenant des hommes, des femmes et des enfants dont certains en bas âge.

Ce campement est situé derrière le local de l"association "chrétiens-migrants" au 4, allée de Luynes dans la Cité Sanitas de Tours.

Besoin du soutien actif de toutes les bonnes volontés ! Besoins immédiats : duvets, couvertures, papier toilettes couches bébés, lait, eau, pain ...Si vous avez des contacts à Tours ou environ, n’hésitez pas relayez.

Pour joindre le campement : Muriel, 06 31 56 17 56




19 juin, 23h : un pays de camps, des migrants posent la tente à Tours

Vers 18h le vendredi 19 juin, 33 demandeurs d’asile (femmes, hommes et nombreux enfants) dressent un campement au Sanitas, derrière les locaux de Chrétiens Migrants.

Cliquez ici pour lire l’article.



Notes

[1Très exactement 5568, en s’appuyant sur les chiffres clés de l’INSEE, issus du dernier recensement, pour la commune de Tours (7% des 79552 logements que comptait la ville en 2009 étaient considérés comme vacants).

[2Cf. Tours Infos, décembre 2006.

[3Parmi les administrateurs de Tours Habitat on trouve aussi les adjoints au maire Alexandra Schalk-Petitot, Julien Alet, Louis Aluchon Françoise Amiot et Danielle Ogier. Source : http://www.tours-habitat.fr/mediatheque/quisommesnous_organisation/trombi%20ca%20reduit2.pdf

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