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Rentrée parlementaire d’En Marche : les opposant-es interdits de manifester

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Ce lundi 10 septembre, les députés du parti majoritaire faisaient leur rentrée à Tours. Les manifestant-es qui souhaitaient protester contre leurs politiques ont été tenus à bonne distance grâce à un déploiement policier extraordinaire.

« Entre 250 et 300 policiers supplémentaires », annonçait le quotidien local deux jours plus tôt. Pour sécuriser les journées parlementaires de La République en Marche, la préfecture n’y est pas allée de main morte, sous prétexte de « tension terroriste ». Mais cette foule de flics a surtout été utilisée pour tenir à distance les opposant-es qui avaient prévu de se rassembler pour protester contre la politique sociale du gouvernement, à l’appel de l’union départementale CGT.

Le rassemblement était prévu à 18h, devant le centre des congrès où se déroulait le séminaire LREM. De nombreux camions de flics étaient positionnés aux alentours. Et la scène qui a suivi était assez incroyable à observer : dès qu’un poulet local (renseignements généraux en tête) voyait un ou une militant-e syndical-e se rapprocher, il allait prévenir ses petits copains mobilisés pour l’occasion, qui éloignaient aussi rapidement que possible les indésirables. Pourtant, la circulation n’avait pas été coupée sur le boulevard, et les badauds étaient libres de circuler. Seuls les potentiels opposant-es aux « réformes » en cours étaient écartés.

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Finalement, une petite centaine de manifestant-es s’est repliée sur la place Jean Jaurès, devant la mairie. Ils étaient surveillés à bonne distance par des flics qui semblaient appartenir au Service de la protection (SDLP), et qui s’inquiétaient probablement d’un potentiel mouvement du groupe, alors que le premier ministre se mettait en scène à la terrasse d’un bar de la rue Nationale, flanqué du maire de Tours et du président de la métropole. Les opposant-es sont repartis en direction du centre des congrès, dont ils ont été tenus à bonne distance grâce à des barrières de sécurité et une triple rangée de policiers en tenue anti-émeute. Les députés En Marche pouvaient continuer à s’autocongratuler sans encombres.

Cet épisode rappelle la venue de Macron à Tours, en mars 2018. A l’époque, tout avait été fait pour tenir à distance les manifestant-es, afin qu’ils ne viennent pas gâcher la fête. La traque des syndicalistes constitue tout de même une nouveauté.



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