Le diocèse et la mairie de Tours main dans la main pour priver d’électricité les habitants du Bercail

Depuis l’ouverture du Bercail, un lieu d’accueil d’urgence pour les personnes à la rue réquisitionné par un collectif, l’électricité a été coupée à deux reprises. Lux est luxus [1].

Le vendredi 6 avril, ouverture du Bercail. Premier épisode. Les jours suivants l’électricité est rétablie afin que ce lieu soit plus confortable pour les personnes y habitant. La réaction du diocèse n’a pas tardé : visite « impromptue » de l’archevêque accompagné du vicaire et de la déléguée diocésaine qui, se prenant pour un membre des renseignements généraux, photographie les voitures des militants, leurs visages, les personnes hébergées — dont les mineurs —, ainsi que le compteur électrique, malgré les protestations des militants. Auxquels elle répond que c’est pour son usage privé.

Deuxième épisode. Le triumvirat diocésain revient avec une commission de sécurité (un pompier, une personne de la mairie de Tours). Et la cavalerie : une trentaine de flics escortant un employé d’EDF chargé de couper l’électricité au poteau.

Troisième épisode. L’association Chrétiens migrants souscrit un contrat auprès d’EDF, et donc ce mercredi 2 mai la fée électricité est de retour au Bercail à la grande joie de tous. Mais c’était sans compter sur la pugnacité rancunière du diocèse.

Quatrième épisode. Ce vendredi 4 mai, 4 policiers municipaux escortent un employé d’EDF qui re-re-coupe l’électricité !! Ceci sous la surveillance de la déléguée diocésaine qui, de sa voiture, prend des photos.

La Direction départementale de la cohésion sociale, contactée par les militants, est surprise de ce qui se produit. Suite à son intervention, EDF revient et rétablit le courant !

Cet acharnement n’est pas très charitable...

Notes

[1La lumière est un luxe.


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