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Violences policières : à quoi joue la préfète ?

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Le 30 novembre et le 1 décembre dernier, les flics de Tours ont fait de nombreux blessés parmi les manifestant-es lycéen-nes ou gilets jaunes. Des abus couverts par la préfète d’Indre-et-Loire, Corinne Orzechowski. Adresse.

Pourquoi continuer à prétendre que des « casseurs » auraient immédiatement pris à partie les flics, justifiant leur intervention, alors que tous les témoignages des manifestant-es affirment le contraire ?

Pourquoi prétendre que la rue Nationale aurait été dévastée si les flics n’en avaient pas empêché l’accès, alors que les commerces de la rue de Bordeaux, par laquelle est d’abord passée la manifestation, n’ont pas été attaqués ?

Pourquoi taire les mutilations subies par plusieurs manifestant-es du fait de la violence de la police ?

Pourquoi nier que vos flics ont tiré sans discernement ? Qui peut sérieusement croire que le président de RESF 37 comptait semer le chaos en centre-ville ? Il a pourtant dû être hospitalisé en urgence suite à un tir de LBD40.

Pourquoi ne pas avoir un mot pour Ayhan, ouvrier chez Sanofi dont la main a été arrachée par une grenade qu’il tentait d’écarter ?

Pourquoi vos flics tirent-ils sur des gens qui se contentent de filmer à distance les événements, comme l’attestent plusieurs vidéos ?

Pourquoi parler de « manifestants professionnels, casseurs, nihilistes », qui témoigne d’un niveau de pensée digne d’un éditorialiste de Valeurs Actuelles ?

Pourquoi menacer de « chaos », alors que les dégradations ont été extrêmement circonscrites, malgré plusieurs heures d’affrontements ?

Pourquoi laisser opérer, face à des lycéen-nes, des agents en civil équipés de cagoules qui se prennent pour l’antigang ?

Pourquoi autoriser l’emploi de grenades GLIF4 et de grenades de désencerclement, connues pour provoquer de graves mutilations [1] ?

Pourquoi a-t-on vu un jeune sans connaissance derrière une ligne de flics vendredi dernier, pourquoi ces traces de sang au sol ?

Pourquoi ne pas détailler les blessures qui aurait été subies par quinze policiers, afin qu’on puisse avoir une image précise des violences commises par les « casseurs nihilistes » ? Pourquoi prétendre que des policiers auraient pu être « massacrés », alors que ce sont les manifestant-es qui ont été massacrés ?

Pourquoi systématiquement couvrir vos flics alors que les faits sont éloquents ? Et comment se fait-il que la presse locale continue à couvrir vos mensonges, La Nouvelle République se contentant de parler d’« interventions policières musclées » ?

Photo par Léo Juanole



Notes

[1Sur les armes utilisées en « maintien de l’ordre », lire la brochure du collectif Désarmons-les !.

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