Venue de Macron à Amboise le 2 mai : suivi de la mobilisation

Syndicats, collectifs et partis appellent à se rassembler à Amboise le jeudi 2 mai 2019, à l’occasion de la venue d’Emmanuel Macron et de son homologue italien. Article mis à jour régulièrement.

  • La dernière personne encore entre les mains des gendarmes a été relâchée

    D’après nos informations, toutes les personnes interpellées aujourd’hui ont bien été relâchées, y compris celle dont on annonçait le placement en garde-à-vue. Il lui aurait été reproché... d’avoir des ballons jaunes dans le coffre de son véhicule. Ce qui est apparemment très grave.

  • La plupart des personnes arrêtées ont été libérées

    Les manifestant-es interpellées dans la matinée par les gendarmes ont toutes été libérées, à l’exception d’une personne qui aurait été placée en garde-à-vue à la gendarmerie de Château-Renault. La promenade à huis-clos de Macron se poursuit à Chambord.

    Apparemment, les député-es LREM du département sont très satisfaits de ce cirque médiatico-sécuritaire : ils ont pu faire un selfie avec le président !

  • 80 manifestant-es à Tours, des arrestations près d’Amboise

    Environ 80 militant-es syndicaux se sont rassemblées devant la préfecture de Tours, notamment pour dénoncer l’interdiction de manifester à Amboise qui leur a été signifiée par la préfecture : « C’est du jamais vu ! »

    D’après nos informations, plusieurs manifestant-es ont été interpellés à Nazelles, sans avoir pu accéder au lieu de rassemblement prévu. Un appel à se retrouver devant la gendarmerie de Montlouis-sur-Loire circule.

  • Des grilles anti-émeutes pour protéger Amboise

    La préfète est allée au bout de son délire pour « sécuriser » la venue de Macron contre des menaces imaginaires. Des grilles anti-émeutes ont carrément été positionnées sur différents points de la commune, d’après les informations de La Nouvelle République.

    La D952 est bloquée par les gendarmes, 3 kilomètres en amont du lieu de rassemblement prévu par différents syndicats et collectifs. Et la ville est complètement déserte.

  • Macron déjeune dans une famille de casseurs

    Le président de la République doit déjeuner aujourd’hui au manoir du Clos Lucé, où a résidé Léonard de Vinci (c’est le thème de cette visite officielle). Or, on apprend dans une enquête de La Tribune de l’Art que les propriétaires du manoir font l’objet d’une plainte déposée par la Direction régionale des affaires culturelles pour « travaux sur monument historique sans autorisation et destruction de monument historique ». L’article indique que le bâtiment a été « gravement vandalisé » et n’hésite pas à qualifier la situation de « désastre ».

    Après des mois de discours martiaux du gouvernement à l’encontre des « casseurs » présents au sein des manifestations, on voit que toutes les destructions ne sont pas traitées de la même manière.

  • Les manifestations sont interdites sur les communes d’Amboise, Nazelles-Négron et Pocé-sur-Cisse

    L’arrêté annoncé par la préfète a été publié ce 1er mai [1]. On peut y lire :

    « les manifestations ou rassemblements de personnes sont interdits le jeudi 2 mai 2019 de 07h00 à 16h00 sur les communes d’Amboise, Nazelles-Négron et Pocé-sur-Cisse ».

    L’arrêté envisage seulement d’autoriser un éventuel rassemblement sur un rond-point situé au milieu des champs, à 2km du centre d’Amboise.

    Sans surprise, la préfète évoque pêle-mêle le « conflit social majeur » en cours, la « mise sous tension des forces de sécurité intérieure », l’impossibilité « d’assurer la sécurité de toute manifestation » et « la gravité de la menace terroriste ».

    En retardant au maximum la publication de cet arrêté, la préfecture s’est à priori prémunie de tout recours susceptible de faire annuler sa décision. On appelle ça « l’état de droit ».

  • Une mobilisation à Nazelles

    D’après nos informations, les Gilets jaunes et différentes organisations maintiennent leur appel à se rassembler contre la venue de Macron à Amboise le 2 mai. Rendez-vous à 11h sur le parking des montgolfières de Nazelles, en face de la zone industrielle « Les sables » .

  • Les syndicats CGT, FO et FSU annulent leur rassemblement à Amboise

    Toute manifestation ayant été interdite sur le territoire de la commune à l’occasion de la visite du chef de l’État (même si l’arrêté d’interdiction n’était toujours pas publié ce 30 avril, voir ci-dessous), les syndicats CGT, FO et FSU d’Indre-et-Loire appellent finalement à se rassembler à Tours et dénoncent « une atteinte aux libertés individuelles et collectives [...] qui illustre parfaitement la dangereuse dérive autoritaire de l’exécutif ». Voir leur communiqué.

  • Vers une interdiction de manifester impossible à contester

    Alors que la préfecture d’Indre-et-Loire a annoncé à la presse que les manifestations seraient interdites dans toute l’agglomération d’Amboise, elle tarde à publier l’arrêté d’interdiction correspondant.

    En retardant cette publication (alors qu’elle a déjà publié plusieurs arrêtés relatifs à la venue d’Emmanuel Macron, notamment concernant le survol de la ville et la navigation sur le fleuve), la préfète empêche de fait tout recours contre la mesure d’interdiction annoncée. Si, comme cela a été indiqué par des agents de la préfecture, la publication avait lieu demain, qui est un jour chômé, cela annihilerait presque toute chance d’examen utile d’un recours.

    Pour interdire une manifestation, la préfecture doit justifier qu’il existe un risque de trouble particulièrement grave à l’ordre public qu’aucune autre mesure (type dispositif policier) ne saurait prévenir. Avec plus de 300 gendarmes mobilisés, la préfète a dû sérieusement ramer pour trouver des arguments valables. Et risquerait de se faire retoquer son arrêté en cas de recours devant le tribunal administratif.

    Réaction d’un professeur de droit public de l’université de Grenoble
  • Pas d’arrêté interdisant de paraître aux fenêtres ou au balcon

    Contrairement à ce qu’affirmait La Nouvelle République, il semblerait qu’aucun arrêté n’ait été pris par la municipalité d’Amboise pour interdire aux gens d’être aux fenêtres. Témoignage d’une habitante :

    « À la mairie, l’arrêté en question n’est affiché nul part et pour cause : il n’existe pas ! Rien non plus sur le site de la ville ou de la préfecture. C’est l’affolement dans les services, mais rien n’a été signé par le maire à l’heure qu’il est. »

    Dans un deuxième temps, on a appris dans Le Parisien que la préfecture avait demandé à la municipalité de ne finalement pas prendre cet arrêté d’interdiction. Après que cet arrêté ait été annoncé lors de la conférence de presse organisée par la préfète...

    La Nouvelle République a également évoqué un arrêté préfectoral interdisant les manifestations dans le périmètre de la commune, mais il n’apparaît pas sur le site de la préfecture. On a fait un rapide calcul : jeudi, il y aura près d’un gendarme pour 40 habitant-es.

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Malgré la mobilisation et la colère légitime de la population contre sa politique, Macron réprime avec toujours plus de violence le mouvement des gilets jaunes mais aussi la jeunesse, les syndicalistes et les grévistes.

Le président des riches applique avec force son programme de démolition des retraites, de la fonction publique, des services publics, des droits des chômeurs, de la protection sociale et des libertés.

Pourtant l’argent ne manque pas, puisqu’en France 32 milliardaires possèdent autant que les 29 millions des Français les plus pauvres. Les dividendes versés aux actionnaires explosent. De plus ils sont gavés d’argent public : CICE, ISF... et 100 milliards d’évasion fiscale.

Il faut que ça cesse ! Stop au racket au profit d’une minorité de privilégiés. Il faut rétablir la justice sociale, fiscale et climatique.

Nous appelons à un rassemblement le 2 mai à 11h30, le lieu sera communiqué ultérieurement.

Premières organisations signataires : Solidaires, CGT Organismes sociaux région centre, Gilets Jaunes 37, ATTAC, Collectif notre santé en danger 37, L’international des savoir pour tous, NPA, POI 37, POID, FI, Le groupe d’action de la France Insoumise de Saint-Pierre-des-Corps, PG, PCOF..

Crédit photo : Ecole polytechnique (CC BY-SA 2.0).