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« Une histoire d’amour toxique » : La Nouvelle République minimise (encore) les violences faites aux femmes

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« Son histoire d’amour toxique le conduit en prison ». C’est ainsi que La Nouvelle République résume la condamnation d’un homme reconnu coupable d’avoir frappé pour la troisième fois son ancienne compagne, dans un article en date du 30 janvier.

Malgré des mois de dénonciation de faits de violences faites aux femmes avec le mouvement #metoo, malgré la liste établie quotidiennement des assassinats de femmes, tuées par des conjoints ou ex-conjoints, élaborée par Libération, malgré tout cela, la presse quotidienne locale continue à évoquer des histoires d’amour.

Quand la presse cessera-t-elle de minimiser les faits ? Cet homme n’a pas été condamné pour avoir vécu une histoire d’amour toxique, mais pour les faits suivants, décrits dans l’article précité :

Il récupère des affaires restées chez elle, les jette… puis agrippe la jeune femme par le cou. La gifle, lui donne un coup de poing et tente de l’étrangler. Devant les enfants.

En moyenne, le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans qui au cours d’une année sont victimes de violences physique et/ou sexuelles commises par leur ancien ou actuel partenaire intime, est estimé à 219 000 femmes. Le nombre de femmes victimes de violences uniquement physiques est estimé à 154 000 [1]. Ces chiffres ne couvrent pas l’ensemble des violences au sein du couple puisqu’ils ne rendent pas compte des violences verbales, psychologiques, économiques ou administratives.



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