Suivi de la mobilisation étudiante et lycéenne contre la loi ORE à Tours

Nouvelle journée de mobilisation lycéenne, après les journées des 12-16 avril. Article mis à jour régulièrement à propos des actions, manifestations et informations sur la lutte contre la « loi Vidal » et Parcoursup.

  • Nouvelle répression ce lundi matin des lycéen-nes par les forces de police

    Ce matin, aux alentours de 10h, alors que les lycéen-nes bloquaient le lycée Descartes, les forces de police sont intervenues. Des gaz lacrymogènes auraient été utilisés contre les lycéen-nes, et des coups de matraques donnés. Une manifestation sauvage s’en est suivie en direction du lycée Balzac. Une partie des lycéens se rendant à Paul-Louis Courier.

  • Témoignage d’une manifestante

    Entre 1 000 et 2 500 étudiant-es et lycéen-nes ont participé à la manifestation de ce matin. On relève un certain nombre de blessures suite à l’intervention de la police, notamment provoquées par des coups de matraques et les éclats des deux grenades de désencerclement. Témoignage d’une étudiante :

    « Six lycées bloqués à Tours. Les lycéen-ne-s convergent vers le centre ville pour former un cortège de plus de 2500 personnes. La manif part d’un lycée, descend la rue Nationale et on va débrayer le lycée Balzac. La manif se passe bien, petit groupe de gens vnr qui foutent un peu la merde. On remonte place Jean Jaurès et on décide d’aller débrayer le lycée Notre Dame la Riche, on passe par le grand boulevard.

    On veut remonter une rue mais on est arrêté-e-s par une ligne de crs/cdi matossé-e-s. Quelques embrouilles mais rien de grave, on demande à passer. Sans sommation, les keufs balancent 2 [grenades] désencerlantes et une dizaine de tubes de palets de lacrymos. Sachant qu’on est dans une petite rue qui donne sur la cours d’une école maternelle. On se barre en rejoignant le boulevard, on s’occupe des blessé-e-s. On essaie de se rassembler pour partir, on bloque la circulation parce que les keufs le font pas.

    Cette fois, on se fait charger, matraquer et gazer, la circulation n’est toujours pas arrêtée. Le groupe se sépare en deux. On se rassemble comme on peut place Jean Jaurès. On décide d’aller se réfugier à la fac, on part et les keufs gazent encore. Bilan : on pense qu’il y a eu des interpellations (...). Une avocate a tout filmé (...). Pas de blessé-e-s grave. »

  • Grosse mobilisation des lycéen-nes ce matin, la manifestation gazée par la police

    Ce matin, des centaines de lycéen-nes provenant des différents établissements mobilisés se sont retrouvés en centre-ville pour manifester. Vers midi, la police a nassé une partie du cortège dans une petite rue à proximité du boulevard Béranger. Malgré la présence d’une école élémentaire, des lacrymogènes et des grenades de désencerclement ont été lancées sans sommation. Les lycéen-nes se sont dispersé-es sous les gaz, en partie vers la Faculté des Tanneurs. On compterait plusieurs blessés légers.

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Plusieurs établissements étaient bloqués par les élèves ce matin. Parmi eux, Jean Monnet, Paul-Louis Courier, Vaucanson, Grandmont et Laloux. Dans plusieurs endroits, les lycéen-nes pouvaient compter sur l’appui des étudiant-es réuni-es au sein du Collectif contre la loi Vidal. A 10h, des centaines de lycéen-nes étaient déjà réunis devant le lycée Paul-Louis Courier, en attendant leurs camarades des autres établissements.

La décision de reconduire les blocus a été prise en assemblée générale inter-établissements jeudi après-midi, après une manifestation qui a vu des centaines de jeunes, lycéen-nes et étudiant-es, manifester dans le centre ville de Tours. Depuis le 1er février, de nombreux établissements universitaires sont mobilisés contre la loi ORE, portée par la ministre Frédérique Vidal, qui instaure une sélection de fait à l’entrée des universités. De nouvelles mobilisations ont été annoncées les 19 et 20 avril : le 19 correspond à une journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles ; le 20, le ministre de l’Education est attendu aux lycées Grandmont et Martin Nadaud.