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SNCF : encore des suppressions de postes en gare de Tours

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Suite à l’annonce par la direction régionale SNCF de son intention de supprimer 10 emplois aux guichets de la gare de Tours ainsi qu’un certain nombre de trains à l’horizon 2019, les organisations syndicales appellent à une grève et un rassemblement mercredi 24 octobre, à l’occasion d’une réunion du comité d’entreprise. Communiqué des organisations syndicales.

Les organisations syndicales des cheminots CGT, CFDT, SUD Rail et FO de la région Centre-Val-de-Loire ont déposé une alerte sociale et une demande de concertation à la direction régionale de la SNCF. Cette réunion qui a eu lieu le 11 octobre n’a débouché sur rien. Les organisations syndicales déposent désormais des préavis de grève pour le 24 octobre pour l’arrêt des suppressions d’emploi et des réorganisations, l’amélioration des conditions de travail et le nécessaire recrutement de personnel supplémentaire.

Les réorganisations dans l’entreprise SNCF, depuis la validation de la Loi pour un nouveau pacte ferroviaire en juin 2018, s’enchaînent à grande vitesse et laissent les cheminots et les usagers sur le quai.

Cette impasse sociale et sociétale vers laquelle nous nous dirigeons ne touche malheureusement pas que la SNCF, cependant le transport public ferroviaire qui est en train d’être démantelé pour permettre sa vente aux marchés financiers hypothèque dangereusement notre avenir et celui des générations futures au regard notamment des enjeux climatiques en lien avec l’augmentation des besoins de transport qui nécessitent de pouvoir s’appuyer sur une organisation robuste et faiblement émettrice de CO2.

Le ferroviaire public doit constituer la colonne vertébrale de l’organisation des transports du 21ème siècle !

Or, au regard des annonces récentes faites par la Direction de la SNCF, ainsi que des orientations politiques prises sur les mobilités, nous avons tous et toutes de grosses inquiétudes à nous faire quant à l’avenir et à la qualité de nos dessertes.

En effet, lorsque l’on met bout à bout l’ensemble des annonces de ces dernières semaines, il est devenu clair que les prochains mois seront essentiellement consacrés à la continuité de la purge des effectifs cheminots dans tous les métiers, que M. PEPY estime à 2 000 par an. Celle-ci s’élève déjà à 30 000 depuis dix ans avec le résultat que l’on connaît aujourd’hui.

Les conséquences immédiates de ces plans sociaux vont rapidement se matérialiser par une disparition, à plus ou moins long terme, des services en gare et à bord des trains, laissant les cheminots sans emplois et les usagers seuls avec leurs applications numériques. Ce n’est pas pour autant que les tarifs vont baisser, bien au contraire, puisque les outils nomades qui seront déployés pour effectuer des ventes à bord des trains ne fourniront que des tarifs majorés par rapport à celui qui est pratiqué actuellement aux guichets.

23 postes supprimés

Après la quasi fermeture en gare de Saint-Pierre-des-Corps en 2017, la direction s’attaque aux guichets de la gare de Tours avec la suppression de 10 postes (soit un quart de l’effectif à compter du 1er janvier 2019). Notre site dispose également d’un centre d’appel téléphonique (le fameux 3635) dont la fermeture a également été annoncée en fin d’année avec 13 suppressions d’emplois. La direction annonce également la fin assez proche des agents chargés du départ des trains dans les 9 plus grandes gares de notre région, sans se soucier des conséquences que cela peut avoir sur la sécurité des voyageurs et des circulations.

Sous-traitance

Côté SNCF Réseau, depuis que son PDG Patrick JANTET est à sa tête, il n’a que le mot sous-traitance à la bouche. D’ailleurs les travaux entre Blois et Saint-Pierre-des-Corps, sous-traités à l’entreprise MECCOLI, qui sous-traite à son tour à des dizaines d’entreprises privées, n’est pas une réussite. Les voyageurs de la ligne peuvent s’en rendre compte tous les soirs en prenant le train avec de nombreux retards dus aux restitutions tardives des travaux. De plus, il semblerait que de nombreuses portions de voies restent en l’état et que leur rénovation soit repoussée à 2022 tellement le chantier prend du retard.

Bref, malgré une production qui fait les gros titres des journaux, chaque semaine depuis la rentrée, tellement celle-ci est déjà dégradée par les travaux, les réorganisations et les suppressions d’emplois, la direction SNCF annonce vouloir passer la seconde avant Noël avec des dizaines de suppressions de postes supplémentaires pour soi-disant être en mesure d’affronter la « concurrence ».

© illustration : Carte postale - Archives départementales d’Indre-et-Loire, 10Fi261-0284



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