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Manifestation du 1er décembre : deux personnes condamnées à de la prison ferme et incarcérées

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C’est la violence de la police qui aurait conduit les deux manifestants à riposter. On est loin de la figure des « casseurs professionnels venus pour en découdre » servie par la préfecture pour justifier la répression qui s’est abattue ce jour-là.

Deux manifestants de 19 et 22 ans sont passés en jugement devant le tribunal de Tours ce mercredi 5 décembre. L’un d’eux a avoué avoir jeté une bouteille d’acide chlorydrique sur les flics, l’autre a reconnu avoir lancé des cailloux.

Étonnement, c’est le procureur qui est venu minimiser la gravité du jet de la bouteille d’acide sur les flics. D’après La Nouvelle République, il a déclaré avoir « la conviction qu’on est encore dans le cadre de jeunes qui vont utiliser de l’acide pour faire du bruit et de la fumée » et être « persuadé qu’il n’y avait pas de débris de verre dans [ces] projectiles ». On est loin des discours hallucinés de la préfète, qui prétend que les manifestants voulaient « massacrer » des flics. Pourtant, cette information sur les jets d’acide a été reprise dans toute la presse locale et nationale suite aux déclarations de la préfecture, comme une preuve de la dangerosité des manifestant-es : une manière habile de légitimer la violences de flics, qui ont gravement blessé plusieurs personnes.

Les profils des condamnés ne collent pas non plus avec le story telling de la préfète : ici, pas de « casseurs professionnels », mais des primo-manifestants venus là « par curiosité », qui se sont fait entraîner par l’ambiance qui régnait en centre-ville ce samedi. Et d’après La Nouvelle République, c’est la violence des flics qui les a conduits à riposter :

Partis à plusieurs de Savigné, ils ont parcouru la manif de long en large, allant là où ça « chauffait ». Et, quand ils ont entendu l’un de leur pote dire que son petit frère avait « la tête en sang », ils ont quitté le Burger King remontés à bloc. D’autant qu’Alain aurait aussi reçu « un rebond de flashball ».

Le tribunal a suivi les réquisitions du proc’, révoqué des sursis antérieurs que traînaient les deux prévenus, et les a condamnés chacun à onze mois fermes, avec maintien en détention. Deux jours plus tôt, un autre manifestant était condamné à six mois de prison avec sursis pour « fabrication, détention et transport d’engin explosif », « menace de mort sur une personnes dépositaire de la force publique », et « intention de violence sur une personnes dépositaire de la force publique » : il a été interpellé par la BAC alors qu’il s’apprêtait à lancer un fumigène sur les flics.


P.-S.

Lire aussi les comptes rendus de comparutions immédiates à Toulouse et Paris.


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