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La mensuelle de Sans Canal Fixe : rira bien qui rira le dernier

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Le 6 décembre, à 19h, à la Coopérative Artéfacts, le collectif Sans Canal Fixe propose deux films documentaires en présence des réalisateurs.

Monts et merveilles ou comment filmer la fin du monde

Souvenez-vous : le calendrier maya annonçait la fin du monde pour le 21 décembre 2012. Une rumeur prétendait que le pic de Bugarach serait épargné par le cataclysme. À la différence du Déluge de Noë, ce désastre-là s’est déroulé devant les caméras du monde entier. Y compris celle de Cédric Michel, qui le jour fatidique était au pied du mont pour attendre la fin de ce monde absurde. Le réalisateur débarque à Bugarach, comme un nombre hallucinant de médias nationaux et internationaux, venus en masse dans l’espoir de filmer l’événement majeur et unique dans l’histoire du cinéma : la fin du monde. Cédric Michel filme, sans commentaires, sans voix-off, il se contente de se glisser parmi les autres, avec sa caméra. Il observe ce qui se passe dans le village, et surtout il filme les reporters.

Il filme ce que tout le monde filme. Mais avec ce regard distancié des réalisateurs du collectif : une critique des mass médias, une distance au monde légèrement décalée. Monts et Merveilles est un film qui fait « le pas de côté », un film qui montre à voir ce que ne sont plus les reportages télés, un film qui défend une idée du cinéma, un film d’auteur noyé dans la foule de cameramen. Et dans le regard amusé du réalisateur, on retrouve celui de Sans Canal Fixe sur la télévision et ses carcans, on retrouve l’essence de la création de ce media indépendant qu’était le collectif lors de la création de la télé-brouette.

La mère à mon père ou comment un jour j’ai découpé mon père

Yvan Petit se filme depuis de nombreuses années. Ses journaux filmés au téléphone portable (Dialing Diary, Les normales de saison, Juste avant la guerre), comme le film évoquant son père (Papa est cosmonaute) jalonnent son œuvre cinématographique. La mère à mon père est une virgule dans ce parcours entre réflexion sur le cinéma et le point de vue et tentative de narrer une existence singulière.

Yvan Petit filme sa grand-mère paternelle. L’occasion de passer un après-midi à étaler les photos de famille et raconter les souvenirs. Mais entre les ratés de la mémoire, les bons ou les mauvais souvenirs, se cachent aussi des rancunes tenaces.

Rendez-vous le mercredi 6 décembre, à 19h, à la Coopérative Artéfacts, 13 place Neuve, quartier Sanitas, à Tours.


P.-S.

Pour découvrir ou redécouvrir le travail de Sans Canal Fixe, vous pouvez relire les chroniques parues dans la Rotative, ici.


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