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En Indre-et-Loire, les assistant-es d’éducation de plusieurs établissements attendent toujours leur salaire

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Au lycée Becquerel et au collège Michelet, les surveillant-es attendent toujours de toucher leur paie du mois de septembre. D’autres établissements sont sans doute concernés.

C’est l’un des effets des suppressions de postes dans l’Éducation Nationale. A la veille de la rentrée, les établissements scolaires d’Indre-et-Loire ont été informés par la direction du lycée Grandmont qu’un poste avait été supprimé au sein du service qui gère les contrats des assistants d’éducation (AED). Depuis, les galères se multiplient pour les surveillant-es des collèges et lycées du département.

Une première alerte a eu lieu quand les AED en fin de contrat ont été dans l’incapacité d’obtenir les attestations employeur qui leur étaient indispensables pour s’inscrire à Pole Emploi et espérer toucher des allocations chômage. Leurs établissements refusaient de le faire, sous prétexte que cette tâche était à la charge du service mutualisateur hébergé au sein du lycée Grandmont ; le lycée Grandmont refusait de le faire, sous prétexte que le non-renouvellement du Contrat unique d’insertion (CUI) qui bossait 20h par semaine au sein du service ne le permettait plus ; le rectorat refusait d’arbitrer. Comble d’élégance, la direction du lycée Grandmont annonçait par courrier en date du 31 août qu’il n’était plus question de répondre au téléphone ou de recevoir les AED rencontrant des problèmes avec leurs contrats. Finalement, après de multiples sollicitations de plus en plus pressantes, les surveillant-es ont obtenu leurs attestations.

Une personne pour 660 contrats

La suite, malheureusement prévisible, est intervenue quelques jours plus tard : alors que les paies commençaient à tomber sur les comptes bancaires des AED de certains établissements, d’autres surveillant-es n’ont rien vu venir. Des problèmes ont été signalés à Laloux, Becquerel, Paul-Louis Courier, Michelet... Depuis le 26 septembre, les AED interpellent en vain les directions de leurs établissements, l’intendance du lycée Grandmont, le rectorat... Tout le monde se renvoie la balle, prétextant la surcharge du service en charge des paies et le fait que les dossiers de certains surveillants seraient incomplets. Pourtant, cette surcharge du service mutualisateur était parfaitement prévisible : la suppression du CUI qui y travaillait a laissé une seule personne en charge de 660 contrats. Quant à l’argument des dossiers incomplets, il est apparemment faux : une bonne partie des AED qui n’ont pas été payé-es sont en poste depuis plus d’un an, et leurs contrats ont été signés dès la rentrée.

La situation est insupportable pour les AED concerné-es, qui font partie des personnels les plus précaires de l’Éducation Nationale, comme pour les équipes administratives qui doivent faire face à un stress quotidien lié au manque de moyens humains. Vu les conséquences d’une seule suppression de poste, il y a de quoi être alarmé par les restrictions budgétaires annoncées le 17 septembre par le Ministre, qui annonce que 1 800 postes vont sauter. C’est mal parti, « l’école de la confiance ».


P.-S.

Si tu es AED en Indre-et-Loire et que tu n’as pas été payé, rapproche toi des syndicalistes présent-es dans ton établissement.


  • Le 5 octobre à 13:33, par suivi

    Un certain nombre d’AED qui ne voyaient pas leur paye arriver ont finalement obtenu une avance sur salaire entre le 4 et le 5 octobre. De manière générale, ces avances sur salaire s’élèvent à 90 % du salaire total. Soit, pour la plupart des personnes concernées, un revenu inférieur d’environ 60 euros à ce qui leur est dû.

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