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Dixième journée de grève à la SNCF : « Notre colère est légitime »

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Ce mardi 24 avril marquait le dixième jour de grève des cheminots et cheminotes en lutte contre le projet de réforme de la SNCF. A cette occasion, une centaine de gréviste s’est rassemblée devant la gare de Tours vers 10h.

Les prises de parole ont été introduites par un cheminot syndiqué à la CGT :

« Comme on l’avait dit, ça va être un combat long. Il va falloir tenir sur la longueur, parce que pour l’instant les négociations, c’est zéro. Les discussions, il y en a, mais [Macron] entend pas ce qu’on veut lui dire. »

Il a ensuite laissé la parole à une cheminote gréviste, qui a donné lecture d’un tract aux cheminots réalisé par la fédération CGT des cheminots.

« Le projet de réforme ferroviaire est creux et mal ficelé techniquement. Il ne répond pas aux attentes des usagers, et poursuit des objectifs très idéologiques. La méthode gouvernementale se révèle autoritaire et injuste. Tout cela sous les yeux de l’opinion publique qui soutient de plus en plus massivement les cheminots, comme en témoignent les différentes initiatives qui sont lancées (artistes, économistes, partis politiques…). »

La veille au soir, une soirée de soutien était organisée à l’initiative de différentes associations et organisations politiques à la salle des fêtes de Saint-Pierre-des-Corps. L’initiative a permis de récolter 4 000 euros en soutien à la grève des cheminot-es. La gréviste poursuivait :

« Ce qui conditionne la victoire, c’est le niveau de mobilisation des cheminots. Chacune et chacun d’entre nous doit s’inscrire dans la grève pour donner de véritables perspectives à nos droits, à la SNCF et au service public. »

« La concertation a été stérile car la Ministre n’a tenu aucun compte des revendications. Elle n’a pas, non plus, éclairé les cheminots sur les conséquences réelles des trois mesures qu’elle veut imposer (ouverture à la concurrence du transport intérieur de voyageurs, transformation de l’EPIC en société par actions, et arrêt du recrutement au Statut). Le travail parlementaire a été tout aussi biaisé, avec des députés qui se sont comportés en simples VRP du Gouvernement sans écouter les alertes. Aucun amendement n’a apporté de modification sérieuse au projet initial. »

Un élu de l’UNSA a ensuite pris la parole :

« Deuxième jour de la cinquième période de grève à la SNCF depuis le début du conflit qui oppose les cheminots et leurs organisations syndicales au gouvernement et son nouveau pacte ferroviaire, et à la direction et ses honteuses manipulations. (...) Il faut impérativement maintenir la pression pour que le gouvernement revoie sa copie et revienne à la raison. Hier, lundi 23 avril, le taux de gréviste s’élevait, selon la direction, à 17,45 %. (...) C’est le plus bas taux communiqué depuis le début de notre mouvement unitaire. Rappelons toutefois que les taux ne sont pas communiqués quand la grève coïncide avec un week-end. En termes de trafic, les perturbations restaient néanmoins très nombreuses hier, avec trois circulations sur sept pour Transiliens et TER, deux TGV sur cinq et trois Intercités sur dix selon les prévisions de la SNCF. (...) Comment expliquer qu’avec ce taux de grévistes, les plans de transport n’ont même pas pu être respectés, et que de nombreux trains prévus n’ont pu circuler ? »

« Tout le monde joue l’essoufflement du mouvement. Mesdames, messieurs les décideurs, annoncer que le mouvement s’essouffle nous motive et nous renforce. Grâce à vous, messieurs les décideurs, ces actions se font dans une unité syndicale encore jamais vue auparavant. Notre colère est légitime et se renforce malgré cette stratégie du pourrissement engagée par le gouvernement. Les citoyens ne sont pas dupes et comprennent ce qui se passe et ce qui se joue. Ils savent que notre combat est d’utilité publique, car après nous c’est tout le système social que nous connaissons qui volera en éclat. »

La parole a également été donnée à un représentant des étudiant-es en lutte contre la loi ORE. Les interventions se sont terminées par un appel à manifester massivement le 1er mai. Les personnes présentes ont ensuite rejoint le rassemblement organisé place Jean Jaurès en soutien à Gaël Quirante.



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