La Nouvelle République contre la loi Travail, épisode 1

Relevé des mensonges et imbécilités imprimés dans le quotidien local La Nouvelle République au fil de la mobilisation tourangelle contre la loi El Khomri. Édition des 30 et 31 mai 2016.

« Nous sommes déjà dans une situation extrême »

Dans cette interview réalisée par Jean-Yves Le Nezet, le patron du Medef d’Indre-et-Loire déclare :

Les opposants contre la loi Travail, en l’occurrence le seul syndicat CGT qui ne représente qu’une infime partie des salariés en France, mènent un bras de fer politique contre le gouvernement et ne se soucient guère des salariés.

C’est oublier Force Ouvrière, la FSU et Solidaires, pour parler seulement des plus grosses confédérations et fédérations — certains syndicats CFDT s’étant également prononcés contre le projet de loi. C’est oublier aussi qu’en matière de représentativité, le Medef ferait mieux de fermer sa gueule. N’empêche, ces mensonges ont été imprimés servilement sur les rotatives de La Nouvelle Répugnante.

« De nouveaux blocus ? Des barrages qui empêchent les salariés de travailler ? Aux forces de l’ordre d’intervenir pour garantir l’essentiel : la liberté d’agir et de penser. »

Faut croire que le patron des patrons d’Indre-et-Loire a pris goût aux escortes de flics qui lui permettent de s’envoyer des petits fours avec ses copains « d’agir et de penser » [1].

Pontourny : les manifestants ont obtenu des précisions

Dans cet article qui traite d’un sujet sans lien avec le mouvement contre la loi El Khomri (l’ouverture d’un « centre de déradicalisation » à proximité de Chinon), Patrick Goupil t’explique ce que doit être une bonne manifestation — et sous-entend que les manifestants contre la loi Travail ne savent pas se tenir.

« Les opposants au projet de centre de déradicalisation à Pontourny ont démontré que l’on pouvait manifester dignement tout en étant déterminés. (...) Traversant le centre-ville, avec tour de la place de l’Hôtel-de-ville, le temps d’entonner « La Marseillaise », et retour pour dislocation place Mirabeau, devant la sous-préfecture, on était bien aux antipodes d’autres manifestations qui crèvent les écrans ces derniers temps. »

Loi travail : prison ferme pour le manifestant

Dans cet article les mensonges n’arrêtent pas le journaleux, V.L.G. :

« Des connaissances qui vont tout faire pour dévier le tracé du cortège, entraînant de fait, à trois reprises dans l’après-midi, une réaction policière. Après les sommations d’usage. »

Quel cortège l’après-midi ? Si vous parlez de la centaine de personnes qui ne faisaient que déjeuner joyeusement place Anatole et qui se se sont vues gazées pour le dessert, où est le cortège, VLG ? Et quelles sommations ? Celles du pont Mirabeau que personne n’a entendu ou celles, imaginaires, place Anatole, rue Nationale ou à Jean-Jo ?

« Restent les faits. Tous reconnus par l’homme »

Pourquoi mentir, VLG, des faits, il n’a jamais reconnu le jet de cannette ! C’est sûr, il y a une différence profonde entre se faire attaquer sans sommations et répondre avec l’impulsivité du moment, en ramassant de bien maigres cailloux face aux équipements policiers ; et projeter des bouteilles en verre. Les avez-vous retrouvées ces fameuses bouteilles, VLG ? Où sont-elles ? Nulle part. Sans doute parce qu’elles n’existent que dans votre imagination et dans celles de quelques militarisés de bas étage.

Les faits, VLG, c’est que les flics ont usé de moyens disproportionnés, et ceci dans le seul but de faire peur ; et que sans leur violence, C. serait libre à l’heure où nous parlons.

P.-S.

Quelques perles de la NR avaient déjà été relevées dans deux autres articles : Loi Travail : les flics de Tours se lâchent, les médias accompagnent et Loi Travail : la NR continue à relayer la soupe de la préfecture. N’hésitez pas à nous adresser les perles que vous trouverez dans les médias locaux.


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