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Aide à la création cinématographique et aux longs métrages : la Région se désengage

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En 2017, la politique régionale de soutien au cinéma et l’audiovisuel a été refondée. En réaction à la destruction des emplois, et à la disparition des aides aux longs métrages, le collectif ACCORT lance un appel au président de la région et une pétition. Communiqué du collectif sur la situation.

Depuis une vingtaine d’années, plus de 100 films pour le cinéma ont été aidés par la région Centre-Val de Loire. Celle-ci a réussi à s’imposer comme une des régions les plus engagées pour la création cinématographique.

En contrepartie d’une subvention régionale, les productions tournaient des séquences dans un des 6 départements de la région et y effectuaient des dépenses significatives en hôtellerie, locations diverses, construction de décors, etc. Par exemple, en 2009, « La princesse de Montpensier » de Bertrand Tavernier a été tourné à Chinon, Blois, et Bourges ; en 2016, « 120 battements par minute » de Robin Campillo (Grand prix du festival de Cannes en 2017, six César en 2018), lui, a été tourné à Orléans.

Toute une filière professionnelle en région, composée de décorateurs, d’assistants réalisateurs, d’opérateurs, de régisseurs, de chargés de casting, de maquilleurs, d’habilleurs, d’électriciens, etc. a pu se développer et ainsi répondre aux besoins des productions. Des rôles ont été distribués à des comédiens régionaux et un grand nombre de figurants ont été engagés.

La région, par le biais de son agence CICLIC [1], œuvrait à la défense d’un cinéma d’auteur, original, singulier, qui s’inscrivait dans le champ de la diversité et de la richesse qui caractérise mondialement le cinéma français.

Notons que la région n’imposait pas que les œuvres aidées soient un outil de valorisation du patrimoine régional et du tourisme, les réalisateurs n’avaient pas à inscrire l’histoire de leurs films dans la réalité régionale. Parallèlement, les séries et les téléfilms bénéficiaient également du soutien de la région.

Mais en 2017, la politique régionale de soutien au cinéma et à l’audiovisuel a été refondée. La réforme a signé l’arrêt des aides aux productions de longs métrages cinéma, et par conséquent, la disparition de leurs tournages sur le territoire.

Seules les productions pour la télévision, séries et téléfilms, continuent à être aidés pour être tournés en région (car, selon la région, les retours économiques seraient plus importants avec ce type de production).

Suite à la mise en place de cette réforme, nous avons créé il y a quelques mois le collectif ACCORT, l’Association en région Centre-Val de Loire des Comédiens, Ouvriers, Réalisateurs et Techniciens du cinéma et de l’audiovisuel (collectif.accort@gmail.com).

Les conséquences de cette réforme ont une influence négative sur l’emploi culturel notamment intermittent car le volume de tournages des séries et des téléfilms n’est pas suffisant.

Lire la suite du texte de la pétition ici.

Contact : collectif.accort@gmail.com



Notes

[1Ciclic, l’agence régionale du Centre-Val de Loire pour le livre, l’image et la culture numérique, est un service public culturel né en 2012 de la coopération entre la région Centre-Val de Loire et l’État. Basé à Château-Renault, c’est un EPCC, établissement public de coopération culturelle. Ciclic remplace l’agence Centre Images, qui elle-même avait remplacée l’Atelier de production centre val de loire (APCVL) créé en 1991.

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