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« Renaissance française » : une réunion d’extrême-droite à l’hôtel Océania de Tours

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Le 26 mai prochain, le Cercle d’études pour la renaissance française organise une « université de printemps » dans les locaux de l’hôtel Océania L’Univers. Pour l’occasion, l’association a invité quelques figures de l’extrême-droite française.

Né au mois de mars, le Cercle d’études pour la renaissance française (CERF) se présente comme « une association trans-partisane de formation des jeunes en politique ». Dès son lancement, l’association annonçait l’organisation de colloques et de débats. Pour son « évènement fondateur » qui se tiendra le 26 mai à Tours, l’association annonce trois tables-rondes : une sur l’avenir de l’Union européenne, une autre sur la Syrie, et une dernière sur l’information alternative. Les biographies des différents invités ne laissent aucun doute sur l’orientation de ce « cercle d’études » ; plusieurs d’entre eux apparaissent en bonne place sur la cartographie de l’extrême droite française réalisée par La Horde.

De Bompard à Radio Courtoisie

Pour son débat sur la Syrie, le CERF a convoqué Benjamin Blanchard. Présenté comme « directeur de SOS Chrétiens d’Orient », il a été assistant parlementaire de Jacques Bompard (quand il était encore au Front National, avant de partir fonder la Ligue du Sud) puis de Marie-Christine Arnautu (Front National). L’association SOS Chrétiens d’Orient, qui s’emploie à apporter un soutien humanitaire aux chrétiens d’Orient, a surtout réussi le tour de force de réunir toutes les familles de l’extrême droite française autour d’une même cause, puisqu’on y trouve pêle-mêle des identitaires, des anciens de l’Œuvre Française, des frontistes (et pas des moindres), des cathos intégristes… [1]

Autre invité qui prendra part à ce débat : Thibault de la Tocnaye, conseiller régional Front National en région PACA et membre du bureau politique du parti. Jusqu’en juillet 2016, il animait une émission sur les ondes de Radio Courtoisie, la plus célèbre des radios d’extrême-droite.

De Ménard à Soral

Pour sa table-ronde sur l’Europe, le CERF a invité Jean-Frédéric Poisson, le président du Parti chrétien-démocrate (PCD, anciennement dirigé par Christine Boutin). Conservateur, il veut « en finir avec le cordon sanitaire autour du FN ». Il dénonçait pendant l’élection présidentielle américaine la « soumission aux lobbies sionistes » d’Hillary Clinton. Il est favorable à l’inscription des racines chrétiennes de la France dans la Constitution, ou encore à l’acquisition de la nationalité française par le droit du sang. Il s’est récemment affiché aux côtés de Robert Ménard ou Nicolas Dupont-Aignan, dans le cadre d’une initiative visant à rapprocher différents courants de la droite conservatrice.

Également invité à ce débat : Pierre-Yves Rougeyron, président du Cercle Aristote et directeur de la revue Perspectives Libres. Il n’est pas très connu, mais on peut noter qu’il apparaît dans de nombreux espaces de la fachosphère : Nouvelles de France, MetaTV, Le Bréviaire des patriotes, mais aussi Kontre Kulture, un des sites appartenant à Alain Soral.

Enfin, pour la table-ronde sur l’information alternative, le CERF a invité une pointure : Jean-Yves le Gallou. Ancien du GRECE et du Club de l’Horloge, deux cercles de réflexion d’extrême-droite, Jean-Yves Le Gallou a quitté le FN au moment de la scission, avant de créer en 2003 un nouveau think tank d’extrême droite, Polémia. Cette fondation prétend faire la promotion de la « réinformation », c’est-à-dire redonner aux thèses d’extrême droite une certaine visibilité dans l’espace médiatique, en développant en particulier ses propres médias.

Le CERF attend 200 personnes à cette réunion dans les locaux de l’hôtel Océania.



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