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A Angers, décès de notre camarade Pierre-Jean

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Pierre-Jean, membre de l’Étincelle et du Collectif de Soutien au Sans-Papiers, est décédé. Nous reproduisons ici l’hommage qui lui a été rendu sur le blog du Mouvement révolutionnaire angevin.

Pierre-Jean est décédé cette nuit, 5 novembre 2017. Une bien triste nouvelle. P.J., cet emmerdeur au cœur en or, ce communiste-individualiste comme il aimait à se présenter, membre de l’Étincelle mais surtout depuis pas mal d’années du Collectif de Soutien aux Sans-Papiers était un fan d’histoire. On va pas se mentir, il était aussi un casse-couille de première division, un mec avec qui il était difficile de militer au quotidien mais un généreux avec une ligne politique, un internationaliste viscéral de l’ici et maintenant, en particulier avec le Mali…

Fan du collectif d’individu, il pouvait être tout autant constructif que destructeur. Devenu fan du droit, en complément de l’action et du rapport de force, il aimait à partir dans de longs — et souvent chiant ! — monologues sur ce sujet. Sa surdité n’arrangeant rien ! Ancien ardoisier, ancien coquilleur aux fonderies de l’Authion, et, surtout intérimaire dans le bâtiment pendant de longues années ; ancien conseilliste, adhérent à la C.G.T., ce putain de tabac gris qui nous empuantait, l’a finalement emporté.

Un rassemblement en hommage à Pierre-Jean est organisé le samedi 11 novembre 2017 à 15h, au Quartier Savary (15 passage Savary) à Angers, à l’appel de l’Étincelle, du Collectif de Soutien aux Sans-Papiers, de Pas Sans Nous 49 et de l’association des habitants de Savary.

Il restera beaucoup d’images de lui, variées. Pour moi, vécu directement ou raconté par les camarades : les gueulantes, un flic carapaçonné retourné par une prise de judo de ce petit vieux, des camarades ne voulant plus ouvrir une réquisition avec lui à cause de son téléphone qui sonnait à tout bout de champ et lui qui hurlait comme celles et ceux qui n’entendent rien ; ses départs intempestifs de réunions et ses retours sur la pointe des pieds parce que quand même ; ses longues tirades sur Lénine ; son bordel ; sa paluche toute dure ; sa main sur l’épaule pour dire une connerie, un encouragement ; de belles rencontres grâce à lui comme H. du CSSP ; ses plans parfois foireux (les centaines voire plus de livres stockés à l’Étincelle pour envoyer un container de bouquins au Mali) ; son regard et sa toux ; son regret de ne pouvoir assister à l’ouverture de la nouvelle Étincelle (« rien ne va, même ça je vais le louper ») ; une dernière fois -preuve qu’il ne lâchait rien- où il m’entreprit sur l’anarchisme, la construction d’îlots de contre-société mais en comprenant 1 mot sur 100 tant sa bouche et sa mâchoire étaient détruites ; mais aussi un dernier rire avec S. du CSPP à l’hôpital quand il était à poil, voici une grosse semaine.

Un sacré emmerdeur qui va manquer.

(LB.)



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