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Jours et nuits de chaos à Hambourg

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Récit par un anarchiste « français » des journées de mobilisation, de manifs, d’actions et d’émeutes qui ont eu lieu à l’occasion du sommet du G20, à Hambourg.

« Contrairement aux mobilisations « antimondialisation » du début des années 2000 (contre le G8, l’OMC, le FMI, la Banque Mondiale, etc.), la mobilisation contre le G20 à Hambourg, notamment concernant les infrastructures/campements, a été principalement prise en charge par des organisations et collectifs autonomes, anarchistes, révolutionnaires, les organisations réformistes ou partidaires type Attac ou Die Linke étant clairement en retrait et focalisées sur la grande manifestation du samedi. La réussite de l’organisation de la vie quotidienne pour les milliers de personnes ayant afflué sur Hambourg est d’autant plus remarquable que la répression et le harcèlement policier ont pesé très lourd dès la fin du mois de juin. La tenue à l’arrache de campements improvisés et l’organisation de l’hébergement chez des ami-e-s et des inconnu-e-s a finalement été une belle réussite d’entraide locale. »

« En début de soirée, sous le soleil, une foule impressionnante est rassemblée sur St-Pauli Fischmarkt (10 000 à 20 000 personnes), le long de l’Elbe. Deux banderoles ouvrent la manif : "G20 welcome to Hell" et "Smash G20". Au milieu du cortège se trouve un ou deux énormes ballons gonflables sur lequels est écrit "Black bloc / Lieber mili tanz ich als G20" ("Black bloc / Plutôt militant dansant que G20") et "Nur ein Schwarzer block ist ein Guter Block" ("Le seul bon bloc est un black bloc"). En tête de manif, un black bloc gigantesque est prêt à partir, avec dans la suite du cortège un mélange de manifestant-e-s habillé-e-s de toutes les couleurs et de petits groupes de manifestant-e-s tout en noir. C’est clairement le dress-code du jour. L’ambiance a beau être calme, les flics bloquent très rapidement l’avancée de la manif, notamment pour cause de "personnes masquées" (interdiction sérieuse, en Allemagne). Mais dès le départ, leurs canons à eau étaient dirigés vers la tête de manif, bloquant le passage... Les flics ne cherchaient qu’un prétetxe, tout trouvé, pour empêcher la manif d’avoir lieu. »

L’intégralité de ce récit est à lire sur Paris-Luttes.



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