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Ferme usine de Coussay-Les-Bois : le début des travaux

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A Coussay-Les-Bois dans la Vienne, la construction de la ferme usine de 1200 taurillons a commencé le 7 mars. Suite à une nouvelle mobilisation et à de nombreuses irrégularités, les travaux ont été arrêtés mais rien n’est gagné pour autant. Communiqué de presse de l’association ASPECT :

« Les travaux pour la ferme-usine commencés le mardi 7 mars se sont arrêtés le 15 mars au soir. Les opposants à cette ferme-usine constatent qu’ils ont été conduits en enfreignant les prescriptions des permis de construire et de l’autorisation d’exploiter, ainsi que les engagements pris par la SCEA Les Nauds lors de l’enquête publique.

Les terrassements n’ont pas été précédés de la mise en œuvre des mesures de protection de la faune et de la flore (décapage de la végétation et pose d’une bâche sur le périmètre du chantier). Les travaux ont largement débordés les parcelles autorisées. La terre de décapage a été stockée sur une parcelle qui devait être préservées en l’état. Des travaux de déboisement (arrachage d’arbres, terrassement) ont été réalisés en dehors des parcelles autorisées, du bois a été brulé sans autorisation. D’autres infractions montrent que la SCEA Les Nauds se moque de la réglementation et ne tient pas ses engagements, ce qui justifie toutes les inquiétudes sur les conditions d’exploitation de cette ferme-usine : conditions d’élevage des bovins, méthanisation, compostage, épandage...

Le maire de Coussay-les-Bois avait donné un avis défavorable aux deux permis de construire, mais les permis ont été accordés au nom de l’État, de même que l’autorisation d’exploiter. C’est à l’État de veiller au respect des prescriptions. M. Le Maire va demander un rendez-vous au sous-préfet de Châtellerault accompagné de représentants du Collectif des opposants à la ferme-usine.

Le Collectif a manifesté lundi 13 mars à l’entrée du site pour obtenir l’arrêt des travaux. La terre stockée sur une parcelle interdite a été déplacée et les engins de chantier ont été évacués, mais le Collectif reste vigilant. Les travaux ne doivent pas reprendre et la manière dont le chantier a été conduit pendant 8 jours devrait remettre en cause les permis de construire et l’autorisation d’exploiter. »