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Angelo Garand : quatre mois de combat pour la vérité et la justice

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Le 30 mars dernier, Angelo Garand était tué par des hommes du GIGN venus l’interpeller au domicile familial parce qu’il n’était pas rentré de permission. Communiqué de la famille Garand et de ses soutiens.

Ce 30 juillet 2017, voilà quatre mois que nous avons rejoint le long et douloureux combat des familles de victimes tuées entre les mains des forces de l’ordre. 4 mois que notre proche Angelo Garand, un voyageur de 37 ans, a été abattu de 7 balles dans le torse par des hommes de l’antenne du GIGN de Tours, au domicile de nos parents, à Seur (41).

Angelo purgeait une peine pour vol à la prison de Vivonne (86). Il avait 3 enfants âgés de 19, 17 et 12 ans, un père très malade... Alors en septembre 2016, lorsqu’il a obtenu une permission de sortie d’une journée, une seule petite journée pour aller voir les siens du côté de Blois, la tentation de rester auprès d’eux a été trop forte.

Le jeudi 30 mars vers 13h, la famille s’apprêtait à partager une grillade quand une vingtaine d’hommes ont surgi en tenues d’assaut. Angelo s’est aussitôt caché dans une petite remise. Pour les autres membres de notre famille, jetés à terre, menottés et tenus en joue dans les cris, le temps s’est arrêté. Après avoir fouillé les lieux sans succès, les hommes du GIGN allaient partir, quand un léger bruit s’est fait entendre dans la remise. Les gendarmes se sont précipités. Et au lieu de demander à Angelo de se rendre, au lieu d’utiliser tous les moyens à leur disposition pour préserver son droit à la vie, ils ont immédiatement mitraillé l’homme qu’ils étaient venus arrêter.

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Selon la version rapportée aux médias par le procureur de Blois, Angelo aurait refusé de se rendre, menacé les gendarmes d’un couteau, et résisté à un tir de taser. Mais nos proches présents au moment des faits sont formels : il n’y a eu aucun mot, aucune sommation et les hommes du GIGN ont tiré aussitôt entrés.

Dans le cadre de l’information judiciaire ouverte pour « violences avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner », nos auditions en tant que parties civiles viennent enfin de commencer et doivent se poursuivre courant août.

En lien avec les autres familles de victimes, la famille Garand se sent aussi le devoir d’informer largement la population que la question de la violence et de l’impunité des forces de l’ordre concerne l’ensemble de la société. Nous avons pu exprimer notre solidarité lors des récentes commémorations pour Ali Ziri, Lamine Dieng, Adama Traoré... et nous continuerons de le faire car quand on marche pour une victime, on marche pour toutes. Ce sont tous nos frères, nos pères, nos fils.

Pour rejoindre notre collectif de soutien à Blois, pour continuer à signer en tant qu’organisation solidaire, ou pour plus d’informations, nous écrire à justicepourangelo@gmail.com

La famille Garand et ses soutiens,
Le 30 juillet 2017

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