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Les contrôleurs de Fil Bleu jouent les auxiliaires de police

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A l’occasion d’une action anti-publicité menée le 19 mars, des contrôleurs de Fil Bleu ont encerclé des militants avant de prévenir les flics pour qu’ils puissent les cueillir.

A Tours, une quinzaine de personnes s’étaient retrouvées place Jean Jaurès afin d’interroger la place de la publicité dans l’espace public. C’était la deuxième action de ce type menée en l’espace d’une semaine. Le communiqué qu’on a reçu raconte la suite :

« Alors que 2 militants recouvraient un panneau publicitaire à l’aide de blanc de Meudon [1], afin d’épargner à la vue des enfants et des passants les publicités sexistes et autres réclames pour des boissons alcoolisées et fast-food, plusieurs contrôleurs de la compagnie de bus les entourèrent et prévinrent la Police Municipale. »

Les flics municipaux ont ensuite prévenu la police nationale, qui est venue cueillir les militants. Direction le commissariat, où les flics ont voulu effectuer des prélèvements d’ADN — ce que les militants ont refusé. Ces militants annoncent qu’ils utiliseront un éventuel procès comme réquisitoire contre les effets de la publicité. Au mois de février, le tribunal de Tours avait condamné un militant anti-pub à 200 euros d’amende et 150 euros de dommages et intérêts pour avoir barbouillé un panneau publicitaire.

On assiste ici à un bel exemple du développement de la criminalisation des mouvements de contestation, si minimes soit-ils. Police municipale, police nationale, embarcation et prélèvement d’ADN pour quelques messages à la peinture nettoyables avec une éponge humide. À quand la prison pour un autocollant « Stop pub » sur une poubelle ?



Notes

[1de la craie mélangée à de l’eau

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