Se Connecter

Inscription

Un Tourangeau en garde à vue pour des autocollants antinucléaires

|

Le samedi 6 août, dans le cadre de la commémoration des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, deux militant-es ont été interpellés et placés en garde à vue pour avoir collé quelques autocollants antinucléaires et inscrit un message à la craie sur le siège parisien du parti Les Républicains.

Interpellés le 6 août à 11h30, Sophie et Rémi n’ont été relâchés que le lendemain à 16h. Leur crime ? Avoir collé quelques autocollants antinucléaires et avoir écrit à la craie « Non à l’arme nucléaire, qui nous coûte 4 milliards d’euros par an » sur la façade du parti Les Républicains. Cette action visait à dénoncer la responsabilité historique de ce parti dans le développement des armes nucléaires françaises.

Après 24 heures de garde à vue, ils ont été informés qu’ils étaient poursuivis pour « dégradation grave en réunion », et qu’ils passeraient en procès le 7 novembre devant le Tribunal de grande instance de Paris. Ils encourent jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende.

Rémi est un militant bien connu à Tours. Membre des Désobéissants, il a participé à de nombreuses campagnes contre les pesticides, contre l’invasion publicitaire, ou en soutien au peuple palestinien. A l’issue de sa garde à vue, il déclarait :

« La droite française soutien de manière inconditionnelle l’arme atomique, depuis le premier essai nucléaire réalisé le 13 février 1960 sous la présidence de Charles de Gaulle. L’utilisation d’arme nucléaire est un crime contre l’humanité ! Les victimes des essais nucléaires français se comptent par milliers, en Algérie et en Polynésie particulièrement. De nombreux anciens militaires sont malades du fait de leur exposition à la radioactivité. C’est véritablement un scandale de risquer la prison pour quelques autocollants antinucléaires ! »

De son côté, l’Observatoire des armements indiquait dans un communiqué :

« La réaction disproportionnée des forces de police, entraînant plus d’un journée complète d’interpellation pour nos deux militants semble montrer l’hyper sensibilité du monde politique aux critiques de la société civile face à leur politique et en particulier face au nucléaire, qu’il soit civil ou militaire. »