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Contre l’évasion fiscale, occupation d’une agence de la BNP Paribas

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Ce samedi 10 décembre à Tours, quelques militant-es ont investi les locaux d’une agence bancaire BNP Paribas « afin de dénoncer l’évasion fiscale et pour demander le financement de la transition écologique et sociale ». Communiqué.

Cette action fait partie d’une mobilisation nationale visant la BNP Paribas qui s’achèvera par la tenue du procès de l’évasion fiscale le 9 janvier à Dax, en parallèle du premier procès d’un « Faucheur de chaises », Jon Palais.

Cette vague d’actions simultanées du collectif ANV COP21, dans des agences
bancaires de la BNP dans toute la France, intervient suite à l’annonce du premier procès d’un Faucheur de chaises, Jon Palais, poursuivi par la banque pour avoir participé à une action de réquisition de chaises dans l’une de ses agences.

En 2015, le collectif des Faucheurs de Chaises composé d’Action Non-Violente COP21, des Amis de la Terre, d’Attac, de Bizi ! et de Solidaires Finances Publiques avait réquisitionné symboliquement 196 chaises dans des banques participant au système organisé de l’évasion fiscale. Ces 196 chaises avaient servi à l’organisation d’un sommet citoyen le 6 décembre à Montreuil pendant la COP21, puis avaient été rendues à la justice le 8 février 2016 à l’occasion de l’ouverture du procès de Jérôme Cahuzac.

Pour Rémi Filliau, d’Action Non-Violente COP21 à Tours :

« Ce ne sont pas les Faucheurs de chaises qu’il faut juger, c’est l’évasion fiscale en bande organisée. Ce procès à la David contre Goliath oppose les agissements frauduleux d’une banque au geste symbolique de militants qui ont voulu dénoncer l’injustice sociale qu’est l’évasion fiscale. »

Le collectif appelle également à la participation massive le 9 janvier 2017 à Dax au procès de l’évasion fiscale organisé en parallèle du procès de Jon Palais. Cet événement d’envergure nationale réunira des personnalités comme Eva Joly et Caroline Joly, les avocates de Jon Palais, Antoine Peillon, Edgar Morin, Patrick Viveret, HK, des personnalités associatives, syndicales et politiques.

Rémi Filliau poursuit :

« Chaque année, ce sont 60 à 80 milliards qui manquent aux finances publiques à cause de la fraude et de l’évasion fiscale, et nous privent de moyens pour financer des écoles, des crèches, des transports publics, la rénovation thermique des bâtiments.. alors même que la transition sociale et écologique est aujourd’hui une urgence vitale »

En multipliant les actions, les militants rappellent que des solutions crédibles existent.

« Nous pouvons lutter concrètement contre l’impunité fiscale : en renforçant les effectifs et les moyens de la police fiscale et des administrations qui traquent les délinquants financiers, en faisant sauter le monopole de Bercy en matière d’ouverture de poursuites pénales ou “verrou de Bercy” ou encore en interdisant le pantouflage. Si des milliards d’euros échappent encore au fisc annuellement, c’est uniquement le résultat de décisions politiques. »



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