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Belote & Rebelote

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Suite au dernier matraquage médiatique, voici la réflexion et la réponse des Amis de l’Égalité au « problème » des migrants. Ce texte est là aussi pour participer à la discussion.

Les attentats du 7 janvier avaient suscité une vague d’indignation mêlée de peur, vague amplifiée par les journalistes avides d’images et les politiciens de tout poil, puis peu à peu canalisée et transformée en élan patriotique... Si t’es pas Charlie bleu, blanc, rouge, c’est que tu es un terroriste black, barbu, beur !

Belote ! Les défilés au son de la Marseillaise pour la liberté d’expression ont permis à l’État de voter de nouvelles lois pour mieux nous contrôler encore et limiter cette même liberté, pour remettre la morale à l’école, pour normaliser le fait que des militaires puissent faire du travail de police et que des snipers soient présents au sein des CRS pour maintenir l’ordre dans les manifestations et les quartiers populaires.

Rebelote, voilà les migrants ! Que les centres d’accueil des demandeurs d’asile (CADA) aient été fermés les uns après les autres depuis une dizaine d’années, que des familles dorment à la rue depuis un demi-siècle, tout ça est déjà oublié !

Les français parlent aux français, l’État a besoin de toi, accueille un migrant chez toi !

Après le retour de la morale, voici celui des curés et des bonnes sœurs : « Moi, j’ai mon nègre ! ».
A chacun sa merde : l’État français préfère offrir aux grands exploitants agricoles la dernière moissonneuse du marché, militariser la police et acheter des missiles Nexter.

L’État [qui n’a pas de sous pour les pauvres] délègue l’accueil des demandeurs d’asile à ses citoyens.

Ceci donne droit à toutes les combines et bêtises : le migrant n’est plus un être humain que l’on accueille avec défauts et qualités, mais un animal que l’on choisit au marché : « Celui-là ne m’inspire pas confiance », « Oh, non pas un noir ! Je n’accueille que les syriens ! », « Lui, il est gentil, il parle même un peu français ! », « Elle, on l’a accueillie car elle aide papa à la maison, c’est une bosseuse, elle ! », « ... » .

Le brave citoyen bio et compatissant, bien dans la norme du moment, va ensuite faire ficher son nouvel animal de compagnie à la préfecture. Empreintes, taille, passé médical, âge, sexe, pilosité et cicatrices sur la peau pour justifier la demande d’asile.

Ce qu’oublie le brave citoyen, c’est qu’il va lui falloir loger et nourrir son tamagotchi pendant minimum 3 mois, grâce à la légendaire rapidité de l’administration.
Le demandeur d’asile n’ayant pas le droit de travailler, ce ne sont pas les 150 € d’allocation mensuelle qui vont couvrir de beurre les épinards.

A cela s’ajoutent les pointages réguliers au commissariat pas forcément le plus proche, et la paperasse à la littérature illisible, même pour un français de souche féru de la langue de Molière.

Malgré les revers que va vivre le migrant, ces quelques mois vont lui permettre de visiter 15 fois la ville, systématiquement accompagné par l’ authentique français bien blanc, car il faut toujours que son visage corresponde bien aux papiers qu’il faut toujours avoir sur soi.

Au bout d’un certain temps, le fameux français risque de se lasser ou pire, de s’attacher.

La séparation n’en sera que plus douloureuse, bien que ce soit l’une des bases du social, tant en psychiatrie qu’en accueil à l’enfance ou au dressage de chien d’aveugle : ne jamais s’attacher à l’être qui est prêt de vous.

Car dès que sa demande d’asile sera refusée, l’accueillant sera considéré par cette belle administration comme hébergeant un clandestin, ce qui tombe sous le coup de l’article L 622-1, c’est-à-dire 5 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende.

Finie alors l’unité nationale et la solidarité républicaine !

Les élus et voisins qui t’encourageaient te montreront du doigt. Difficile toutefois de leur en vouloir, puisqu’il devient le passeur que la morale réprouve et condamne !

Lot de consolation, si tu arrives à le flanquer à la porte, un autre tout nouveau bien crasseux te sera offert.
L’État sait être généreux avec ces misérables qui quittent tout ce qu’ils connaissent au risque de leur vie.

La France n’a pas le choix ; elle doit accueillir toute la misère du monde. Au nom de l’emploi, elle sème sa merde partout dans ce monde, se bat pour rester le cinquième vendeur d’armes sur cette planète, armes qu’il faut bien utiliser pour écouler le stock.
D’ailleurs, Hollande vient d’annoncer plus de frappes sur les ’territoires extérieurs’.

La France convertit ainsi sa plus grande base militaire du côté de Marseille en immense dépôt de munitions réservé à ses opérations en Afrique.

Thalès, qui se plaignait depuis peu de la baisse des ventes de munitions, va être aux anges : il y a de quoi faire avec les terroristes syriens, l’armée de Daesh qui tue toute opposition, celle de Bashar qui bombarde les civils, les armées rebelles qui sont forcément des résistants pour les uns et des terroristes pour les autres et l’armée du PKK qui est classée terroriste au niveau international !

La misère n’a pas fini de pleuvoir, car il ne s’agit pas seulement de l’armement. N’oublions pas toutes les entreprises françaises qui pillent la planète en notre nom.

On entend à longueur de temps que « l’entreprise Total doit payer des impôts à la France (...) sur les richesses qu’elle a pillées chez les autres... » Autant que ces richesses profitent à ceux qui ont souffert ailleurs !

Cet élan de solidarité orchestré et amplifié permet au pauvre de s’occuper des plus pauvres que lui, tout en se glorifiant sous le feu des projecteurs.

Le curé s’occupe des SDF, l’évêque est fier de lui en retournant se coucher dans son 400 m2 doré et le Pape jubile.

Tandis que le français d’en-bas accueille un migrant, Messieurs Bouygues, Faugères & Juteau, Beulin et leurs copains sont heureux. On ne salope pas leurs logements vides avec des pauvres. Messieurs les élus sont aussi tout chose. Ils se pavanent à côté des braves citoyens, organisent des pots et des ’rencontres solidaires’, tandis que des bidonvilles fleurissent sous leur fenêtre.

Il n’y a pas cinquante solutions. L’accueil de nouveaux venus dans une famille, un hameau, un quartier, une ville est un moment collectif.

Notre société ne fait déjà aucun cadeau aux exploités avec une carte d’identité, elle ne sera pas plus clémente avec ceux qui ne maîtrisent même pas la langue.

Le sans-papiers isolé chez l’habitant devient une proie facile pour l’administration, et tant pis si la solidarité est sincère, devant un huissier, l’amitié et les sentiments ne font pas la loi.

Pour lutter durablement contre le trafic d’êtres humains, il faut se battre pour notre liberté et dire adieu à l’héritage national et socialiste de Pétain.

Il faut supprimer les papiers.

Pour quelle raison un bonhomme, parce qu’il porte un flingue et un képi, a besoin de savoir qui je suis et pourquoi je suis là ?

DES PAPIERS POUR TOUS, NON !

PLUS DE PAPIERS DU TOUT !

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